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Janvier 2020 23 AGEFI Luxembourg Fonds d’investissement L es gestionnaires de porte- feuille d'Ethenea présen- tent leurs perspectives macro-économiques pour 2020 et leur incidence sur le posi- tionnement des fonds Ethna- AKTIV, Ethna-DEFENSIV et Ethna-DYNAMISCH. Pour les marchés boursiers, 2019 sera considérée comme l'une des meil- leures de ces dernières années. La récession mondiale qui était intégrée dans les prix à la fin de l'année der- nière ne s'est finalement pas matéria- lisée. Il convient également de noter que les valorisations sont revenues à leur niveau des années précédentes. La question est maintenant de savoir si cela se poursuivra en 2020. Tout type d'accord entre les États- Unis et la Chine empêchera une nou- velle escalade du différend commer- cial dans un avenir prévisible. Un sentiment de sécurité accru sur les marchés pourrait briser la spirale de modération des investissements, de croissance en berne, de bénéfices réduits et, enfin, de licenciements. Soutenu par une politique monétaire qui montre clairement que la devise "plus bas pour plus longtemps" res- tera en vigueur, l’environnement favorable à un développement éco- nomique positif est bien en place. A nos yeux, sans un apaisement des tensions dans le conflit commercial, une politique monétaire accommo- dante ne suffit pas, à elle seule, pour accélérer l'économie. Nous pensons, qu’avec une solution au conflit com- mercial et une économie qui s'amé- liore en conséquence, une normalisa- tion de la politique monétaire - même très lente – reste possible sans déclen- cher de crise immédiatement sur les marchés financiers. Une valorisation basée sur l'espoir pourrait devenir réalité A nos yeux, les marchés mondiaux ont déjà intégré cet environnement plus positif dans leurs prix. Si la sta- bilisation récente des indicateurs avancés, fondés sur des sondages, est suivie d'une amélioration durable du sentiment, cela pourrait conduire à une reprise de la croissance réelle. C'est selon nous très probable. L'écart entre les données de croissance fon- damentales et la valorisation des actifs risqués disparaîtra automatiquement suite à une telle inversion de ten- dance. Par conséquent, nous pré- voyons un potentiel de hausse sup- plémentaire sur les marchés boursiers. Un nouveau prolongement du cycle économique actuel entraînera inévi- tablement une valorisation plus éle- vée. Le rallye boursier qui a été man- qué par de nombreux investisseurs se poursuivra. Nous ne nous attendons pas à ce que les spreads de taux aug- mentent dans ce contexte. Tant qu'il ne se passe rien sur le plan des taux d'intérêt, les obligations de sociétés continueront d'être soutenues. Le seul facteur critique pour ce scé- nario est que l'inflation augmente plus vite que prévu. Dans ce type de situation, les banques centrales pour- raient se trouver coincées entre la lutte contre l'inflation et celle contre la dette publique élevée. Mais nous pensons que les chances que cela se produise sont faibles. En résumé, en cas d’accord commer- cial, la valorisation des marchés financiers basée sur l'espoir pourrait devenir une réalité et même offrir un potentiel de hausse. Ethna-AKTIV : une allocation multi-actifs très prometteuse en 2020 Le fonds Ethna-AKTIV a adopté un positionnement qui est précisément conçu pour tirer profit de la hausse anticipée des actifs risqués. En sup- posant que le différend commercial s'apaise, nous commencerons la nou- velle année avec une exposition aux actions supérieure à la moyenne, sans avoir à réduire notre allocation obligataire. En termes de régions, nous continue- rons d'être surpondérés dans les indices américains, car la croissance sous-jacente dans cette région reste supérieure. Toutefois, au cours de l'an- née, nous pourrions envisager d'aug- menter l'allocation en titres euro- péens. Dans un contexte de taux d'intérêt bas et de croissance modérée, il existe peu d'alternatives aux investisse- ments en actions. Notre portefeuille obligataire continuera à avoir une duration élevée via des obligations d’entreprises arrivant à maturité d’ici six à huit ans et une stratégie de superposition (overlay) opportuniste des contrats «futures» portant sur les taux d'intérêt. Nous continuerons de privilégier la grande qualité des émetteurs et, à quelques exceptions près, nous évi- terons les secteurs à rendement élevé et non cotés. Nous envisageons de maintenir l'al- location d'or d'Ethna-AKTIV dans la fourchette haute de pourcentage à un chiffre. En 2020, l'allocation en devises jouera également un rôle important dans le portefeuille. L'euro doit encore faire face à des problèmes structurels. C'est pourquoi nous conserverons nos positions en francs suisses et en dollars américains. Ethna-DEFENSIV : des opportunités toujours intéressantes sur les marchés obligataires Nous pensons qu'une hausse des taux d'intérêt est peu probable pour l'instant. Malgré la forte baisse des primes de risque sur les obligations d'entreprises, nous entrevoyons encore la possibilité d'un nouveau resserrement. Les entreprises que nous avons sélectionnées continue- ront de croître et de générer des pro- fits stables à croissants. Ces sociétés ont profité des condi- tions de financement favorables en 2019 pour allonger considérablement la durée résiduelle moyenne de leur dette. Ils ne sont plus sous pression pour se refinancer et les investisseurs mondiaux parlent même d'une pénu- rie d'obligations avec des échéances résiduelles de court à moyen terme. C'est pourquoi nous avons réduit la duration du portefeuille obligataire d'Ethna-DEFENSIV et, dans les mois à venir, nous nous concentrerons davantage sur les placements à moyen terme. A côté des obligations d'entreprises, les obligations souveraines espa- gnoles nous semblent très intéres- santes. Quant aux obligations d’entre- prises, nous gardons l’œil sur les nou- velles émissions, car elles offrent des primes intéressantes par rapport aux obligations émises précédemment. Ethna-DYNAMISCH : de nombreux facteurs plaident en faveur du maintiendumarché haussier Les marchés boursiers sont en train d'anticiper une reprise économique , y compris une hausse des bénéfices qui se reflètent déjà actuellement dans les prix. Dans le cas contraire, c'est-à-dire si le développement éco- nomique s’avère finalement faible, cela pourrait entraîner une baisse des marchés actions. Nous considérons actuellement que ce scénario est peu probable et nous nous attendons plu- tôt à ce que l'économie reprenne de la vigueur. La saison des résultats des entreprises a été bonne, même au sein du secteur manufacturier qui a offert des surprises positives pour sa majeure partie. À notre avis, il s'agit des premiers signes évidents d'une reprise immi- nente. Les indicateurs économiques s'améliorent également et ne sont plus à leur plus bas niveau historique. Les marchés boursiers bénéficieront d'un soutien complémentaire de la part des taux d'intérêt. La forte baisse des rendements renforce l'attractivité des actions dont la valorisation peut être considérée comme moyenne dans le contexte historique. Si l'on compare ces valorisations avec le marché obligataire, le cours des actions est favorable et ces dernières sont donc particulièrement attrac- tives pour les investisseurs. En 2020, le portefeuille d’Ethna- DYNAMISCH continuera de refléter cette opinion optimiste par le biais d’une allocation élevée en actions. Perspectives 2020 La fin du cycle une fois de plus retardée !" ! # # ### $ !!# $ " $ %# $ ### & ' &( ) " # # # % # # " # ! #$# * + , % !" #$ # $ !# % $% ### " !# % $ - . * & / & %" # # $! # $% # # % " $ ! $ - . 0& 1& & 2 3 !" # #$ # # # !# # !$! # ! " # # $ - . 3 4 & $ !" # # # # # # $$! # % " #! ! # #$# - . 3 5& !" # # # # # % # %# # $ " # # # % - . 3 5& !" # # $ # !$ $ " ! #$# ! !! - . 3 5& !" # # #% # #% % ! # " # % #% # - . 3 5& !" # # #$ $ %% - . 3 5& !" #! # # # $% # ! # " #! $ $ # $%# - . 6 7 ( ' ## # #$ #! $ #! " $ ! % & & &+ & !" # # ## ## ## & & &+ & ! !" #$ # ! ### " ! $ & & &+ & ! !" #$ # # ! % $ - . . 44& & ()8 %" % # # %$ # $# # $$ " # $! ! $ /& &' 8 " # # % %% %# # $ " $ #$ - . /& &' 8 2 !" $ # # !# $$ $ # ! " ! #! $ / )&9 !" #! # # ! # $% # $ " # $% % !## & &+ & !" # # % $! $ %! $! - . :8 2 ! !" ,, ! # ! # " $ $ # # ! - . ;. /- < % !" % #% # ! # # # " # ! # !%# E Y vient de publier les résultats de la nouvelle édition de son baro- mètre dédié à l’attractivité de l’Afrique, qui dresse un bilan des investissements directs étrangers sur l’année 2018 en Afrique. Selon ce baromètre, la France est en deuxième position der- rière les Etats-Unis, et plus par- ticulièrement en nombre de projets générés par des inves- tissements directs étrangers sur le continent africain pour la période 2014- 2018, avec 329 projets et 34,1 milliards de dollars d’apport en capital. Aïssata Coulibaly (cf. portrait), Associate Partner, en charge des pro- blématiques Afrique auprès d’EYLuxembourg, commente : «avec 75,5 milliards de dollars d’inves- tissements directs étrangers en 2018, l’Afrique demeure un continent d’opportunités. Malgré les disparités d’une région à l’autre en termes de croissance, quatre des économies les plus dyna- miques au monde - la Côte d’ivoire, l’Ethiopie, le Ghana et le Rwanda - se trouvent en Afrique, où la croissance devrait rester robuste en général.» Parmi les grands enseignements de cette nou- velle édition : - Les investissements directs étrangers restent stables par rapport à 2017, avec 710 projets menés sur l’année 2018 (contre 655 en 2017). Ils ont permis la création de 117.000 postes et ont attiré un montant en capital de 75,5 milliards de dollars en 2018. - La Chine est l’investisseur le plus important en volume avec 72,2 milliards de dollars (259 projets). - La France est le deuxième investis- seur le plus important en nombre de projets sur la période 2014-2018 avec 329 projets (34,1 milliards de dollars de capital investi) derrière les Etats-Unis avec 463 projets 30,9 milliards de dollars de capi- tal investi. - Les pays africains qui attirent le plus les investissements en 2018 sont l’Egypte (12 milliards de dol- lars), l’Afrique du Sud et le Maroc (chacun 5 milliards de dollars). - Sur la période 2014-2018, 66% des investissements directs étrangers sont destinés aux services, tan- dis que respectivement 23% et 11% sont des- tinés à l’industrie et aux industries extrac- tives. - Sur la période 2014- 2018, les pays émergents ne représentent que 34% des investissements directs étrangers vers le continent afri- cain, mais rassemblent plus de la moitié des emplois créés et du capital apporté. - Le premier secteur d’investissement en 2018 concerne les télécommunications et les médias (133 projets en 2018), suivi par la grande distri- bution (125 projets) et les transports (93 projets). «L’Afrique peut stimuler d’avantage d’investis- sements directs étrangers en favorisant, au niveau de chaque nation, l’émergence d’une finance cli- matique et plus globalement une finance respon- sable. Luxembourg en tant que première place en termes de fonds d’investissement durable et de cotation d’obligations vertes aumonde peut vala- blement assister les gouvernements africains et les investisseurs étrangers dans le cadre de la réglementation, de l’émission et du reporting de ce type d’investissements» commente Laurent Capolaghi (cf. portrait), associé, responsable Impact Finance auprès d’EY Luxembourg. Focus Luxembourg A fin 2018, les conventions fiscales en vigueur entre le Luxembourg et l’Afrique s’appliquent aux pays suivants : Afrique du Sud, Maroc, Maurice, Sénégal, Seychelles et Tunisie. La Chambre de Commerce du Luxembourg a orga- nisé plusieurs séminaires pays et missions éco- nomiques à destination de l’Afrique, et notam- ment au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Kenya, au Rwanda, en Tunisie et au Maroc. Ces séminaires et missions auxquelles EY Luxembourg a participé ont pour objectif de familiariser les entreprises luxembourgeoises intéressées par ces marchés avec les multiples opportunités qui y existent. Aissata Coulibaly conclut : «En tant que centre international d’affaires à renommée mondiale et place financière de premier choix, le Luxembourg pourrait se positionner en tant que plateforme pour les investissements enAfrique, et ce notam- ment au travers du capital-investissement. La mise en place d’un réseau de conventions fiscales plus large est cependant une condition primor- diale au développement des relations d’affaires entre le Luxembourg et les divers pays africains». Publication du Baromètre EY 2019 sur l’Attractivité de l’Afrique «L’Afrique demeure un continent d’opportunités»

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