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AGEFI Luxembourg 2 Septembre 2019 Economie Suite page Une Enfin, l’investisseur réclame, lui aussi, du rendement et des alterna- tives au cash mais aussi plus gé- néralement aux obligations. Et quel paradoxe, les rendements des obligations n’ont jamais été aussi bas tout en affichant encore cette année des performances in- croyables. Mais où allons-nous avec les taux d’intérêt ? Depuis plusieurs années déjà, de nombreux stratégistes voyaient les taux repartir à la hausse en Europe. En consé- quence, les portefeuilles étaient sous-pondérés en duration, cer- tains gérants ayant même mis en place des couvertures contre ces hausses de taux annoncées (cou- verture sur Bund ou OAT par exemple). La Federal Reserve et la Banque centrale eu- ropéenne auront une nouvelle fois pris de court certains gérants ou stratégistes avec forcément des performances décevantes par rapport à leurs indices de référence. Il en va de même pour les fonds obligataires flexi- bles ou à rendement absolu. Cepen- dant ces derniers gardent, tout leur intérêt car tout mouvement à la hausse des taux aura un impact néga- tif sur la performance de ces mêmes portefeuilles obligataires. De plus, ils ont, dans le cadre d’une gestion pru- dente des risques, la possibilité d’amorcer d’autres sources de perfor- mance comme, par exemple, les de- vises, les CDS, ... Enfin, la quête de rendement engendrée par la baisse des taux a poussé les inves- tisseurs tout comme les gérants de fonds à prendre davan- tage de risques en allon- geant les durées d’investissement, en di- minuant la qualité moyenne des titres en portefeuille ou encore en s’intéressant à des instru- ments de moins bonne qualité comme des obligations hy- brides ou subordonnées. De nombreux gérants sont déjà au maximum des dispositions légales reprises dans le prospec- tus de leur fonds pour ce genre d’investisse- ments... Dans un environnement de taux négatifs, la rému- nération du cash reste elle aussi problématique et malheureusement pour les investisseurs, il n’existe pas non plus beaucoup d’alternatives. Ace niveau également, il convient d’accepter un peu plus de risques via des durées légèrement plus longues et un risque accru au niveau de la qualité du crédit pour éviter des rendements nuls voire négatifs. Attention toutefois au retour de manivelle : tout écartement des spreads pourrait avoir un effet ra- vageur sur certains fonds ou portefeuilles obliga- taires. L’augmentation des primes de risques au second semestre 2018 doit être prise comme un avertissement. L’épargnant, qu’il soit unparticulier ou une entreprise, doit donc bien comprendre ces différentes problématiques liées pour investir ses liquidités en fonctions de ses besoins futurs en tré- sorerie tout en acceptant donc de possibles contre- performances à court terme. Dernier phénomène influençant la gestiond’actifs : la tendance à la compression croissante des coûts car les investisseurs y sont de plus en plus attentifs et sensibles. Depuis l’entrée en vigueur de MIFID II (Markets in Financial Instruments Directive) en janvier 2018, il règne désormais une plus grande transparence au niveau des frais et le jeu de la concurrence n’a fait qu’exacerber cette nouvelle donne. De ce fait, les instruments passifs et autres certificats indiciels (ETF) sont devenus incontour- nables et génèrent des flux de capitaux importants. Lerecoursàcesinstrumentspassifsgénèreunincon- vénientmajeur, celui de favoriser principaux consti- tuants(lesFANGsontunbelexemple.NdlR:FANG est l’acronyme de 4 actions technologiques perfor- mantes : Facebook, Amazon, Netflix et Google, re- nomméeAlphabet) de ces indices répliqués avec en conséquence des valorisations exagérées et éven- tuellement la création d’une nouvelle bulle finan- cière qui tôt ou tard finira par exploser. Attentiondonc à la chute ! Le prochain krach bour- sier nous dira qui des stratégies passives ou actives auront eu raison, car préserver le capital enpériode de krach est essentiel et plus important que lameil- leure performance en phase de rallye, et ce afin d’obtenir la meilleure performance ajustée au risque sur le long terme. Nous vivons donc une époque formidable et pas- sionnante au niveau de la gestion avec éventuelle- ment l’avènement d’une ère nouvelle imposée par des taux négatifs et des critères de sélectiond’actifs ESG/SRI par définitionplus exigeants, le tout dans un cadre de compression des coûts. Thierry CARABIN, Portfolio Manager, ING Luxembourg Une époque formidable t Economie Une époque formidable (ThierryCARABIN, ING) p.1 et 2 IBOR : Comment rester flexible dans un cadre en mutation ? (Nicolas BANNIER, EY) p.1 et 7 Une exécution budgétaire en ligne avec les prévi- sions aupremier semestre 2019 (PierreGRAMEGNA,ministèredesFinances) p.4 Triple confirmationpour le Luxembourg (ministère des Finances) p.4 Le«AnnualMeeting»del’AIIBàLuxembourg:Une première assemblée annuelle hors Asie couronnée desuccès (ministèredesFinances) p.4 Il faut imaginer une nouvelle politique budgétaire européenne (BrunoCOLMANT,LuxembourgSchoolofFinance, AcadémieRoyaledeBelgique) p.6 TheU.S.-LuxembourgTaxationProtocol enters into force (Ministryof Finances) p.6 L’ABBLpour un système bancaire responsable (AssociationdesBanquesetBanquiers,Luxembourg -ABBL) p.6 Coupd’accélérateur pour lemarché des assurances au 2 e trimestre 2019 (Commissariatauxassurances) p.7 «Le Luxembourg doit faire davantage pour préser- veretpartagersaprospérité» (OCDE) p.8 «Le Luxembourg se porte bien» (Prévisions économiques de la Commission : Le Semestreeuropéen–«lepaquetd’été») p.8 Révision à la baisse des prévisions de croissance de l’économie (KeithWADE,Schroders) p.9 Luxembourg signing will help bolster financial inclusion across theAfrican continent (Ministry of Finance) p.9 Configuration inédite de finde cycle (Philippe LEDENT, ING) p.10 L’Europe de l’investissement doit affirmer ses valeurs (Philippe MUDRY, L’AGEFI - France) p.10 La BIL et Bank of China signent un accord de coo- pération p.10 Avoir recours a unmulti FamilyOffice, est-ce bien utile ? (Emmanuel LEBEAU, François MAYET, FI&FO) p.11 Réunion desministres des Finances des pays ger- manophones au Luxembourg (ministère des Finances) p.12 Desmarchés financiers fébriles (PublicationmensuelleduSTATEC) p.12 Pour unLuxembourg industriel ! (CarloTHELEN,ChambredeCommerce) p.13 Pour la relance du projet européen, ce sont les Européens qui détiennent la clé de contact ! (Jean MARSIA, Société européenne de défense AISBL- S € D) p.14 L’industrie mondiale du voyage et du tourisme en pleine expansion (Jean-François JACQUET, KBL) p.15 Résultatsfinanciers2018delaBCLenhausse p.15 KBLepb fait sonretour enSuisse p.15 Gretaoùt’es? (StéphanieHENG,politologue,Alban deLaSOUDIÈRE,polytechnicien) p.16 La BEI et ING soutiennent l’investissement durable auBenelux p.16 t Style & Succès EdouardVIIetsoninfluencesurlamodemasculine (FlorenceLEMEER-WINTGENS,Look@Work) p.16 t Droit / Emploi Réforme de la formation professionnelle (Lorraine CHERY, EloïseHULLAR, Etude CASTEGNARO- Ius Laboris) p.17 LeLuxembourgtransposel’ATAD2(règlesrelatives auxdispositifs hybrides) (OliverR.HOOR,AtozTaxAdvisers) p.18et19 L’entreprise face aux enjeux de sécurité et sûreté : risques et réponses organisationnelles (OlivierHASSID, PwC) p.19 Bien s’informer les 24/09 et 09/10 - Entrepreneurs’ DaysAutumn (ChambredeCommerce) p.19 Newrulesforcross-borderconversions,mergersand divisions: Scope andmain sensitive provisions (CatherineCATHIARD,Wildgen) p.20 Le Luxembourgparmi les «strong innovators» (ChambredeCommerce) p.20 Croissance de l’activité… et difficultés à recruter (Baromètre de l’économie de la Chambre de Commerce) p.21 La transformation digitale, priorité majeure des entreprises familiales (Enquête Global Family Business Survey de Deloitte) p.21 DAC6:Europeanmandatorydisclosurerulesabout to be implementedwith retroactive effect (EmilienLEBAS,KPMG) p.22 Le ministère de l’Economie, la Chambre de Com- merceetlaChambredesMétiersrenforcentleurcol- laboration (ChambredeCommerce) p.23 «Diversity and inclusion are keys to our success» (YoannaSTEFANOVA,NautaDutilhAvocats) p.23 LesDesign Sprints en 2mots (JérômeBLOCH,360DigitalHeroes) p.23 t Nominations p.24 t Fonds d’investissement Le Private Equity en Europe : la fin d’un cycle ? (Private Equity, de vous à moi, Marie-Laure MOUNGUIA,OlivierCOEKELBERGS,EY ) p.25 IPEV 2018 : 3 axes de réflexion (Jean-François QUEVRAIN, Philippe BARTHELEMY, HACA Partners) p.26 Le temps des doutes (FlorentDELORME,M&GInvestments) p.26 Le ralentissement de l’économie mondiale semble s’intensifier (GuyWAGNER,BLI) p.27 FundDistribution: great potential but how to un- lock it? ( Régis VEILLET, SGSS) p.27 Lesbanquescentralesdevraientenvisagerdedonner del’argentauxgens (EricLONERGAN,M&G) p.28 Situationglobale desOPC (CSSF) p.28 Des mots qui comptent (Stefan Van GEYT, KBL European Private Bankers) p.30 Santiago Exchange and LuxSE team up to pro- mote green and social bonds p.30 Pourquoi les obligations européennes peuvent en- coreavoirdelavaleurmalgréunrendementnégatif (JohnBECK,FranklinTempleton) p.30 Distributiontransfrontalièred’organismesdeplace- mentcollectif:Unemeilleureharmonisationcouplée à de nouvelles contraintes (Catherine RASSENEUR, François JACQUEMET, ArendtRegulatory&Consulting) p.31 Les enjeux de la taxonomie sur la finance durable (Catherine CROZAT, David USEMMA, CPR AM) p.32 Bonnenouvellepourlesobligationslibelléesenren- minbi (CaryYEUNG, PictetAM) p.32 La gestion «value» n’a-t-elle plus de valeur ? (TimothéeAu DUONG ,EdmonddeRothschild) p.33 Taux d’intérêt négatifs : le dysfonctionnement monétaire (Bruno COLMANT, Banque Degroof Petercam, Luxembourg School of Finance) p.34 Smartsourcing et cloud : attention à la localisation desdonnées (NicolasRONZEL,TS&P) p.34 ETFsintheEuropeanmarket:astoryofgrowthand fragmentation (BernardTANCRÉ,Clearstream) p.35 Epargnepension:quandladiversificationfaitladif- férence (ChristianSCHMITT,ETHENEA) p.36 Qu’est-ce que la gestion «value» ? (LéonKIRCH,EuropeanCapitalPartners) p.36 Jouons les apprentis sorciers ! (JeanKELLER,QuaeroCapital) p.37 APreliminary Analysis of the new Pre-marketing Rules ofAIFs inEurope (Sebastiaan NIELS HOOGHIEMSTRA, Peter-Jan SMET,NautaDutilh) p.38 Gestionde fortune : quels en sont les réels disrup- teurs ? (Viola STEINHOFFWERNER, Credit Suisse) p.38 SRD II – Quand les sociétés de gestion s’inves- tissent (Mathieu VOOS, Jean-Christian SIX, Allen & Overy) p.39 Quellesalternativesfaceauxtauxnégatifs? (Vincent JUVYNS,J.P.MorganAssetManagement) p.39 Good times or bad times ahead for Private Equity? (AdelaBAHO,IntertrustFundManagement) p.40 Where next for financial markets? (Andrew MILLIGAN,AberdeenStandardInvestments) p.40 BoursedeLuxembourg (Août 2019) p.40et 41 After IFRS 16, what next? (Martin FLAUNET, Jeremy PAGES, Shadjiah MOONIARUCH, Deloitte) p.41 ManagingCRS andFATCAdifferences: a challenge for investmentmanagers operating globally (JeanKIZITO,KPMG) p.42 Research in Finance: On governance problems be- tweenCommercialBankingandAssetManagement (MichelVERLAINE,ICNBusinessSchool) p.42 t Informatique financière RGPD–Quelles leçons à tirer depuis le 25Mai ? (MichaelHOFMANN,AlejandroDelRIO,EY) p.43 Nelaissezpaslasécuritéêtreunobstacleàvotrestra- tégiecloud (OlivierBERTRAND,TrendMicro) p.43 EU “P2B – Platform to Business” Regulation: New rules imposemore transparency and fairness to on- line platforms and search engines (BenedettaMARSICOLA,VirginieLIEBERMANN, MOLITORAvocatsàlaCour) p.44 Portrait-robot de l’Intelligence Artificielle (Rolando GRANDI,LaFinancièredel’Echiquier) p.44 Potentiel de croissance des nouvelles solutions de paiement (FrankSCHWARZ,MainFirst) p.45 Prestatairesdeservicesdepaiements:nouvellesobli- gations TVA ? (Laurence LHÔTE, Quentin WARSCOTTE,JulieKAPRIELIAN,KPMG) p.45 The Future of KYC isDigital andDistributed ... and itstartsnow… (FrankROESSIG,Proximus) p.46 DigitalMarketing and Sales as GrowthDrivers in Banking (M. SCHMIDT, A.-K. HIRZEL, M. STROBEL, A. HEßELER, zeb consulting) p.46 Five Important Developments in Technology Law to Take into Account this Fall (Vincent WELLENS, FaustineCACHERA,NautaDutilhAvocats) p.47 SOMMAIRE

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