Agefi Luxembourg - Février 2020 - Pages gratuites

t Economie Gestion d’actifs : une industrie enmutation (Marc NOIRHOMME, Paola LISZKA DRAPER, Deloitte) p.1 et 3 Que va-t-il se passer après le Brexit ? (DavidZAHN, FranklinTempleton) p.1 et 4 Des déficits, des taux bas, et après ? (PhilippeLEDENT, ING) p.2 Brexit : «Le Luxembourg défendra les intérêts de l’UE» (XavierBETTEL,MichelBARNIER) p.4 Évolutionfavorabledesfinancespubliques p.4 Brexit : Implications en matière de TVAet de droits de douane : que savons-nous ? (MichelLAMBION,ChristianDEGLAS,Deloitte) p.5 LaCommissionplusoptimistesurl’inflation p.5 LaBCElanceleréexamendesonarsenal (Reuters) p.6 Chaudet froid (STATEC) p.6 Luxembourg financial industry saw significant growth in 2019 (LfF) p.7 Croissanceéconomiqueetbien-être (STATEC) p.7 Uzbekistan, country of the Year (H.E. Mr. Dilyor KHAKIMOV,AmbassadorofUzbekistan) p.8 The placewhere financial keyplayersmeet up (EuropeanFinanceSummit -March5th) p.8 LadigitalisationaucoeurdesprioritésàDavos p.9 Luxembourg’s ambitions for 2025 (LfF) p.9 Pacte vert pour l’Europe et fiscalité dunumérique (PierreGRAMEGNA,EurogroupeetEcofin) p.10 FranzFayot,nouveauministredel’Économie p.10 Développementexceptionneldel’Assurance p.10 Climat : Il faut que l’Europe rattrape son retard (CélineBOULENGER,Degroof Petercam) p.11 La révolution tranquille des valeurs au Luxem- bourg : Individuation, consumérisme et croissance économique (PhilippePOIRIER) p.11 LaBEIasurmontélesdéfisposésparleBrexit p.12 Key highlights in international financial reporting: Be prepared for 2020 (Martin FLAUNET, Jeremy PAGES,ShadjiahMOONIARUCH,Deloitte) p.12 L’Inde : poussées fascistes, faut-il s’inquiéter ? (StéphanieHENG,AlbandeLaSOUDIERE) p.13 LesÉmiratsarabesunisetleLuxembourgrenforcent leursrelationséconomiques (Gouvernement) p.13 L’année de Gaulle, celle d’une relance du projet européen? (JeanMARSIA,S € D) p.14 t Fonds d’investissement PrivateEquity:qu’attendred’unpotentielralentisse- ment économique aux Etats-Unis ? (Marie-Laure MOUNGUIA,LaurentCAPOLAGHI,EY) p.15 La gestiond’actifs à l’aube d’une révolution (Unionbancaireprivée–Reuters) p.15 Quel est le nouvel Eldorado pour les gestionnaires d’actifs ? (EtudeDeloitte) p.16 Regulatory rules on liquidity risk management: Another regulatory burdenor valuable guidance? (DavidRATHS,MohamedED-DIAZ,Arendt) p.16 La prise en compte des enjeux climatiques et socié- taux devient centrale (David SEBAN JEANTET, SGPrivateWealthManagement) p.17 Lesémergentsréémergent (UBS–Reuters) p.17 Crédit Mutuel Alliance fédérale lance son centre de métierdédiéà lagestiond’actifs p.18 Private Equity:Where ChallengesMeet Opportu- nities (Vistra Research) p.18 Evolutionof foreign investments bypension funds (ALFI PwCReport) p.19 Lesfondsd’investissementalternatifsetlesnouvelles règles relatives auxdispositifs hybrides (ATAD2) (OliverR.HOOR,AtozTaxAdvisers) p.20 HLD : le private equity par des entrepreneurs, pour desentrepreneurs (AnneCANEL,HLD) p.21 Un fonds luxembourgeoispour l’espace p.21 Marchés et incertitude : une étrange relation (WilliamDe VIJLDER, BNPParibas) p.22 Goodcorporategovernancepaysoff (DWS) p.22 Sustainabilityandriskmanagement (Reply) p.22 Le rythme de croissance de l’économie mondiale se stabilise (GuyWAGNER, BLI) p.23 Climat des affaires (Olivier de BERRANGER, La Financièrede l’Échiquier) p.23 Private Equity : que nous réservent les 12 prochains mois? (SalonIPEM) p.24 Value investing:Waiting for the nextwave (LéonKIRCH,EuropeanCapitalPartners) p.24 VPFund Solutions:With over 20 years of combined fund expertise into a sustainable future (EduardvonKYMMEL,VPFundSolutions) p.25 Obligations vertes : 5 raisons de choisir la gestion passive (François MILLET, Lyxor ETF) p.26 Lesactifsprivésrestentattractifs (Schroders) p.26 Solutionsd’investissementenimmobilierauLuxem- bourg:Lesopportunitésd’unemétropoleendevenir (ChristopheKADI,UnikCapitalSolutions) p.27 La RegTech, une technologie au service de la régle- mentationfinancière (RaphaelISVY,Jean-Christophe MOUGNAUD,Amfine) p.28 LaLPEAsouffle ses 10bougies p.28 Le vice est-il démodé ? (Timothée Au DUONG, Edmond de Rothschild) p.29 Révisiondeladirectivesurlesgestionnairesdefonds alternatifs : Où en sommes-nous ? (ThibautPARTSCH,ElvingerHossPrussen) p.30 Dealing with sustainability risks – German BaFin providesguidance (zebconsulting) p.30 «LemétierdeconseilàLuxembourgen2020n’aplus grand-chose à voir avec celui que l’on connaissait» (JérémieSCHAEFFER,DianaTOTH,Atoz) p.31 Actions thématiques : Investir tout au long de la chaînedevaleur (MarkHARGRAVES,AXAIM) p.32 Towards a market for Cyber Structured Products: AnewnicheforLuxembourg? (M.VERLAINE) p.32 2020, vers desmarchés plus calmes (Jean-CharlesMERIAUX,DNCAFinance) p.33 WhenESGimpactsstrategy (KPMG) p.33 ReportingESG : vers une gestiondurable du risque (BenoîtMOULIN,DomosFS) p.34 TheEuropeanShareholderRightsDirectiveII:Impact on Investment Fund Governance (Francis KASS, MariaDanielaPOLI,Arendt&Medernach) p.34 BoursedeLuxembourg (Janvier2020) p.34et35 Quelles tendances pour les sociétés de gestion du Private Equity pour les prochaines années ? (HervéRATSIMIHAH, PériclèsGroup) p.35 Whymultinationals can survive trade conflicts (JodyJONSSON,CapitalGroup) p.35 «Les actions peuvent continuer à produire des per- formancespositives» (BillSTREET,Quintet) p.36 Obligationsdurables:quandlafinancedonnedusens àl’investissement (GaëtanSALERNO,ING) p.36 Identifier les gagnants et les perdants sur le marché japonais (KwokCHERN-YEH,Aberdeen) p.36 3 ans de succès pour le fonds Global Disruptive Opportunities (WesleyLEBEAU,CPRInvest) p.37 ESGvs non ESGportfolios.And themost perform- ing is... (GianlucaD’ALESSIO, FIAAM) p.37 Y a-t-il encore un rendement élevé pour les obliga- tions àhaut rendement ? (ETHENEA) p.38 Investir dans l’oncologie, «bien faire en faisant du bien» (RudiVandenEYNDE, Candriam) p.38 Carbone, l’Europe en fait des tonnes (FrédéricROLLIN,PictetAssetManagement) p.38 t Emploi / RH «Nous avons besoind’attirer les jeunes talents» (MichèleDETAILLE, FEDIL) p.39 LeLuxembourgretientsestalents (Adecco) p.39 HIGHSIDE gagnant de la finale régionale de la StartupWorldCup (EY) p.40 Les salariés du Luxembourg connectés au travail pendantleurtempslibre (EtudeRandstad) p.40 La santé connectée et son impact sur le personnel de santé (Deloitte) p.40 Droit du travail : Aquoi doivent s’attendre les em- ployeurs en 2020 ? (Guy CASTEGNARO, Eloïse HULLAR,EtudeCASTEGNARO-IusLaboris) p.41 «IlestpossibledecréerunematernitéenAfrique,sans aide officielle» (Muriel JONCKHEERE, Maternité MurielAfrica,Mbour) p.41 «L’employeurdoitoffriraujeuneuneréelleperspec- tived’emploi» (DORecruitmentAdvisors) p.42 t Style&Succès Histoiredelamodeetduvêtement:delaPréhistoire à nos jours (Partie II) (FlorenceLEMEER-WINTGENS,Look@Work) p.42 t Nominations p.43 t Informatique financière The Technology For Finance Winter 2020 Event «L’innovation n’est pas une destination ; c’est un chemin» (IsadoraPARDO, TechFin) p.44 PwCetTokenySolutionsunissentleursforces p.44 TheBelgiandataprotectionauthorityissuesguidance on theprocessingof personal data for directmarket- ingpurposes (V.WELLENS,NautaDutilh) p.45 LuxembourgSecuritySummit2020 (March3&4) p.45 LeLuxembourgen têtede liste enmatièred’avance- ment numérique (RapportCisco) p.46 L’Emerging Payments Association (EPA) choisit le Luxembourgpour sabase européenne p.46 Les innovations ultra-médiatisées deviennent une réalité (GlobalTMTPredictions2020,Deloitte) p.46 La taxe digitale est mauvaise pour les consomma- teurs (BillWIRTZ) p.47 L’intelligenceartificielle,larobotiqueetl’automatisa- tionsontl’avenirdesservicesfinanciers (Avaloq) p.47 Dealingwith inheritance issues of digital assets (AnnaMATEVOSYAN) p.47 SOMMAIRE AGEFI Luxembourg 2 Février 2020 Economie Par Philippe LEDENT, Senior Economist, ING Belgique-Luxembourg L a situation économique est plutôt confuse en ce début d’année. Après une décélé- rationprononcée de l’économie mondiale en 2019, etmême une récessiondu secteur industriel et du commerce international, les in- dicateurs économiques se stabili- sent, laissant augurer une lente reprise en 2020.Même si ce scénario comporte des risques, ceux-ci laissent lesmarchés finan- ciers imperturbables. Comment l’expliquer ? Un scénario… et des risques Différents éléments étayent le scéna- rio d’une reprise économique : la non- contagion de la récession du secteur industriel auxautres secteursde l’économie, l’apaise- ment des tensions commerciales entre les Etats-Unis et laChine, ouencore la relative bonne santédumar- chédutravail,tantauxEtats-Unisqu’enEurope.Ceci étant,laplupartdesindicateurséconomiquespubliés en 2020 n’intègrent pas encore les effets du coronavi- rus (COVID-19). Or, on sait qu’une partie de l’écono- mie chinoise est purement et simplement à l’arrêt. Il nesepassepasunjoursansqu’onentendeuneentre- prise fermer temporairement ses sites de production. Alors que les dégâts éco- nomiquesselimitaientdanslespre- mières semaines de l’épidémie au secteur de la consommation et du tourismeenChine,l’impactsurles chaînesinternationalesdecréation devaleurpourraitêtreplusimpor- tant.Pourêtreclair,ilestencoretrop tôt pour évaluer l’impact écono- mique de l’épidémie et cela rend le scénario économique plus incertain. Volatilité sur lesmarchés Habituellement,lesmar- chésfinanciersn’aiment pas l’incertitude. Lorsqu’un élément d’incertitudeapparait,la volatilité s’installe dans les marchés, et une cor- rection n’est jamais loin, surtout lorsque les mar- chés boursiers sont déjà bien valorisés. Mais ceci semble de plus enplus appartenir aupassé. Les tensions politiques, géopolitiques, les risques sanitaires ou même les décélérations de l’économie semblent ne plus avoir d’impact sur les marchés financiers. Derrière cela, il faut évidemment voir la puissance des banques centrales, qui depuis près de 10 ans éteignent les incendies à grand renfort de taux bas et d’achats d’actifs. Elles en sont même arrivées à arroser les marchés préventivement, par crainte qu’un incendie ne se déclenche. C’est en tout cas lameilleure façon d’expliquer le revirement de la Fed intervenu en 2019 face aux premiers signes de ralentissementdel’économieaméricaine.Lesmarchés financiers l’ont bien compris : la volatilité induite par l’incertitude a laissé la place à la certitude de voir les banques centrales intervenir. Re-voilà la politique budgétaire La politique monétaire a évidemment ses limites. Mais sont-elles déjà atteintes ? L’histoire récente du Japon montre qu’une situation de taux très bas et d’achats d’actifs financiers par la banque centrale peutdurertrèslongtemps.Etquandbienmêmecette politique n’aurait plus d’effet supplémentaire sur l’économie, la politique budgétaire peut arriver à la rescousse.L’austéritéquiapesésurl’Europependant plusieurs années était une dernière tentative de sta- biliser les finances publiques. Elle a porté ses fruits. Mais face à de nouveaux défis ou à de nouveaux ralentissements, la tentation, et la pression de la rue, de laisser à nouveau filer les déficits deviendront trop fortes. Et dansune situationoù le coût de finan- cement des dettes publiques reste délibérément fai- ble grâce à une politique monétaire très accommo- dante, cela ouvre, pour une période plus ou moins longue, la capacité d’accumuler des déficits pour sans cesse tenter de faire redémarrer le moteur éco- nomique. Taux bas et déficits publics se combinent alors pour donner l’illusiond’une croissance écono- mique positive, seule garante du financement des besoins grandissant de la population. Sérénité dangereuse Il est possible que cette perspective devienne le scé- nario de base des marchés financiers. C’est en tout cas la seule manière d’expliquer à la fois la baisse inexorable des rendements obligataires et la hausse desmarchésboursiers,letoutdansuncadredevola- tilité très faible. Bien entendu, un tel scénario n’est pas dénué de risque. D’une part, à court terme, la croissance de l’endettement (privé et public) dans un environ- nement économique mou peu donner lieu à des accidents financiers (des défauts de paiement). Ceux-ci pourraient rappeler brutalement la notion de risque aux marchés financiers, qui réagiraient tout aussi brutalement. D’autre part, on n’est pas à l’abri non plus d’un retour de l’inflation, qui met- trait à mal le scénario sur lequel se sont fixés les marchés financiers. Certes, l’inflation diminue la valeur réelle de l’endettement, mais elle provoque- rait également une remontée des taux (qui n’intè- grent presque plus de prime d’inflation pour le moment), et surtout une perte de pouvoir d’achat pour les ménages. Enfin, et c’est probablement le plus important, un scénario de croissance stimulée par la dette publique et de maintien des taux bas par l’achat d’une partie de cette dette par la banque centrale peut peser sur la confiance que lapopulationadans samonnaie. Pas directement, comme l’exemple du Japon nous le montre une nouvelle fois, mais le risque est bel et bien présent. Enconclusion, lespolitiquesmonétaireet budgétaire sont, en zone euro comme ailleurs, des pièces maî- tresses de la croissance économique des prochaines années.Mais ces politiques ne sont pas sans limite et comportent des risques importants, que lesmarchés financiers feraient bien de ne pas oublier. Des déficits, des taux bas, et après?

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