Agefi Luxembourg - mars 2025
PRIX DU NUMÉRO : EUR 5,50 Le Journal Financier de Luxembourg NUMERO 03/398 ISSN1561-8366 www.agefi.lu 41, Zone Industrielle, L-8287 Kehlen - Tel: +352 305757 1 - Fax: +352 24611564 - Email: agefi@agefi.lu MARS 2025 valuepartners.lu Comprehensive solutions for the alternative investment funds industry Sommaire t Banques / Assurances Les régimes complémentaires de pension, une solution durable auxmultiples bénéfices (H. SLIM, A. CERVULLE, Foyer) p.6 Private Equity et assurance-vie : duo gagnant pour une gestion de patrimoine durable (F. CHARRITE, OneLife) p.8 t Economie Implementation of the Mobility Directive in Luxembourg (Linklaters) p.15 The ComplianceMonitoring Plan: a strategic and regulatory imperative (N. SCHADECK, A. BIANCO, PwC) p.16 t Fonds d’investissement L’économie américaine commence l’année un peu plus faible (G. WAGNER, BLI) p.20 Review of branch governance models for IFMs (S. CREPIN, S. SCHIECK, K. BORAN, Deloitte) p.21 COVID-19 : cinq ans après (Carmignac) p.28 t Droit / Emploi Comment l’implication des CEOs dans les recrutements stratégiques peut transformer l’entreprise ? (C. LAMBOLEY) p.36 Une situation préoccupante pour l’Artisanat en 2025 (Chambre des Métiers) p.37 t Informatique financière ViDA and the Future of VAT: A Digital Revolution in European Tax Compliance (O. LAMBERT, N. BUFFIN, EY) p.43 Quelles perspectives pour la robotique et l’IA ?(G. CITERNE, AXA IM) p.44 Sommaire détaillé en page 2 Vilret & Partners Avocats www.vilret-partners.lu NEW " ! -(+%%& 9 : Par Antoine Le BARS, Grégoire d’AVOUT (portraits) et Alexandre WALHIN, EY * D ans un paysage bancaire complexe, les dernières années ont été marquées par d’importants changements économiques. Le Luxembourg reste cependant un centre financier majeur au ni- veau européen et inter- national — 5 ème place financière de l’Union européenne selon le Global Financial Centres Index 33 — reconnu grâce à son expertise bancaire, ses services d’assurances et de gestion d’actifs. Avec une part d’emplois en léger repli au sein des différentes banques que compte le Luxembourg (26.254 personnes en 2011 et 26.148 au 31 décembre 2024, CSSF), le secteur bancaire, représenté par 115 établissements (31 décembre 2024, CSSF), reste le plus grand pour- voyeur d’emplois du secteur financier avec un résultat, avant provisions et impôts, atteignant 7,6 milliards € au 30 septembre 2024 (CSSF), en augmentation par rapport à l’année précédente. Les différents événements de ces dernières an- nées (pandémie, conflits armés, inflation, etc.) ont eu une incidence considérable sur les activités fi- nancières à l’échelle mondiale. Marquées princi- palement par la forte hausse des taux d’intérêt des banques centrales du monde entier afin de lutter contre une inflation galopante, ces dyna- miques financières ont non seulement modifié la rentabilité des établissements de crédit, mais ont également redéfini les stratégies opérationnelles au sein du secteur, y compris au Luxembourg. Les banques du pays ont rencontré certains obs- tacles ces dernières années avec des conditions de financement difficiles, le coût de la réglemen- tation, des salaires en hausse et des taux bas de longue durée. Les annonces successives de re- montée des taux directeurs de la Banque cen- trale européenne (BCE) ont permis une augmentation manifeste de la marge nette d’in- térêts et du résultat net des banques ces deux dernières années. Baisse des taux d’intérêt vers un taux « d’équilibre » pour la BCE En 2023, les banques ont bénéficié d’une amélioration substantielle de leur rentabilité bien qu’elle n’ait pas été uniforme sur tous les segments du secteur — les résultats ayant été positivement influencés par une marge nette d’intérêts remarquable, bien que partiellement impactée par des commissions en net recul et des coûts toujours plus consé- quents. Concernant l’exercice 2024 qui vient de se clôturer, les banques vont, de manière géné- rale, présenter des résul- tats tout aussi satisfaisants. Bien que les établissements de crédit aient dû continuer de gérer leur bêta de dépôt, c’est-à- dire la vitesse à laquelle les taux d’intérêt sur les dépôts rattrapent les hausses de taux des banques centrales. L’augmentation progressive de ce bêta a permis de maintenir une marge entre les taux de rému- nération de l’actif et les taux de rémunération sur les dépôts. Si à court terme cela a permis de pré- server des marges d’intérêt plus élevées, à moyen terme la concurrence d’acteurs plus agressifs sur les taux des dépôts représentent un réel challenge. Suite en page 4 Rentabilité des banques du Luxembourg et sources de croissance Par Pierre PINCEMAILLE, Secrétaire général de la Gestion DNCA Investments T ariff man is back! Le président américain mérite décidément bien son surnom tant il multi- plie les annonces depuis sa prise de poste, quitte à repousser ensuite certaines décisions. Cet hu- bris appelle à de nom- breuses questions, d’ordre macroéconomique (mix inflation/croissance) et microéconomique (effet sur les chaines d’approvi- sionnement et les chiffres d’affaires). Mais surtout amène à s’interroger quant au endgame de cette straté- gie qui, et c’est la seule certi- tude, fait monter drastiquement le niveau d’anxiété économique. Au risque d’enfoncer une porte ouverte, il faut rappeler que ce qui a été qualifié par le Wall Street Journal de « plus stupide guerre commer- ciale de l’histoire » n’est pas un jeu à somme nulle, mais un choc exogène sur le volume des échanges et in fine sur le PIB mondial. Les inves- tisseurs en ont bien conscience et considèrent que c’est actuellement le principal risque qui pèse sur les marchés, selon le dernier sondage de Bank of America. Si l’on intègre dans le modèle multi-pays du Pe- terson Institute* les annonces récentes de Do- nald Trump pour le Canada, le Mexique et la Chine, les économies des deux premiers seraient évidement largement impactées (entre 1 et 2 points de PIB), mais les Etats-Unis seraient théo- riquement plus pénalisés que leur grand rival asiatique. Un bel exemple de situation perdant-perdant, loin de la promesse de campagne de remplacer les impôts par des rentrées dans les caisses de l’Exter- nal Revenue Service**... Trump semble considérer les tarifs doua- niers comme une boite à outils servant ses objectifs géopolitiques. Partant de cette hypothèse et en tentant de s’extraire du bruit (25% de tarifs doua- niers sur toutes les importa- tions d’acier et d’aluminium, mise en place de droits de douanes réciproques...), on peut déceler une stratégie à deux dimensions : af- frontement stratégique avec la Chine et pos- ture tactique avec les autres « partenaires » commerciaux, dont l’Europe. L’Europe qui est « méchante » en raison de la TVA (et tant pis si ce n’est pas une taxe visant spécifiquement les Etats-Unis), semble être en haut de la liste des zones à imposer. Pour rappel, elle représente un quart des importations amé- ricaines et vend surtout des automobiles et des produits pharmaceutiques. Dans ce cas précis, les droits de douane semblent être un outil transactionnel, peut-être inspiré de l’ouvrage rédigé par Trump en 1987 et au titre prémonitoire The Art of the Deal . En effet, quoi de plus logique, après avoir re- lancé des projets de liquéfaction de gaz dans le golfe d’Amérique (selon Google), que de consi- dérer l’Europe comme le débouché naturel de ce flux de GNL. Il en va de même avec l’armement, au moment où le secrétaire américain à la Dé- fense appelle les Européens à un objectif de dé- penses dans ce domaine à hauteur de 5% du PIB. Suite en page 2 Key Takeaways: - The PwC Monthly Barometer edged up to -5 in February, improving from -6 in January, indicating marginally increased confidence in some economic sectors in Luxembourg. - Business confidence in Luxembourg is gra- dually recovering, driven by improvements in the service and retail sectors, while the indus- trial sector remains volatile. However, the construction sector continues to struggle, with demand at its lowest level since 2009. - The Euro Area economy remains fragile des- pite staying in expansion territory, with weak demand, declining employment, and rising input costs. - The escalating global trade war, driven by new U.S. tariffs and retaliatory measures from major economies, is weighing on business confidence, slowing U.S. economic growth, and increasing financial market volatility. Business confidence edges slightly up amid mixed economic signals Read more on page 9 L'art de la guerre (commerciale) www.pwc.lu The Monthly PwC Barometer (FRQRPLF &RQILGHQFH LQGLFDWRU LQ FROODERUDWLRQ ZLWK $*(), /X[HPERXUJ valuepartners.lu ONE MISSION. YOURS.
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