Agefi Luxembourg Novembre 2019 pages gratuites

PRIX DU NUMÉRO : EUR 4,50 9HRLFQB*idgaab+[L\L NOVEMBRE 2019 Le Journal Financier de Luxembourg NUMERO 10/339 ISSN1561-8366 Sommaire t Economie Un attentisme qui annonce l’arrivée d’une météoplus perturbée ? (BaromètreChambredeCommerce) p.5 Recettes fiscales : retour à la normale ? (STATEC) p.9 t Assurances IFRS17:Unnouveaustandardpourl’industrie del’assurance (T.FLAMAND,Deloitte) p.14 LeComarchInsuranceBreakfast2019,uneédi- tion royale p.16 t Immobilier Quelle rentabilité pour l’immobilier de bu- reau ? (P. JOPPART, FORWORX) p.19 «Lemarchédel’immobilierdebureauxmontre unnouveauregaind’activité» (INOWAI) p.20 t Droit / Emploi Recrutementenjeu;Enjeuxderecrutement (C. LAMBOLEY,LamboleyExecutiveSearch) p.24 Lemarché de l’emploi reste dynamique (R.FOUILLOY,MorganPhilips) p.27 t Fonds d’investissement BCE:Destauxd’intérêtbaspourlesdixannées àvenir (T.MEIER,MainFirstAM) p.32 Les marchés entre l’espoir d’une reprise et des prévisions moroses à long terme (K. WADE, Schroders) p.34 t Informatique financière Libra : monnaie virtuelle ou réalité ? (D. SEBAN-JEANTET, SGPWM) p.47 Robo-Advisors inLuxembourg (zebconsulting) p.47 Sommaire détaillé en page 2 www.valuepartners.lu Le JournalFinancierdeLuxembourg Par Philippe LEDENT, Senior Economist, ING Belgique-Luxembourg A vec une croissance économique de 0,2% au troisième trimestre de cette année (par rapport au trimestre précédent), on pourrait presque affirmer que la zone euro s’en sort écono- miquement plutôt bien. Les indicateurs économiques dis- ponibles avant la publica- tion du chiffre officiel du PIB laissaient ef- fectivement enten- dre une croissance plus faible, voire même négative. Les composantes du PIB n’étant pas encore disponible, on ne peut pas dire avec certi- tude ce qui a porté la croissance et ce qui l’a ralenti. Ceci étant, la seule explication compatible avec les indicateurs économiques serait que la de- mande intérieure, et particulièrement la consom- mation des ménages, a tenu bon dans un contexte de ralentissement du commerce mon- dial. Les exportations nettes ont dans ce contexte probablement eu beaucoup plus de mal à soute- nir l’activité. La résilience de l’emploi Même si ce n’est à ce stade que des conjectures, on peut donc partir du principe que malgré un contexte économique perturbé, les ménages européens continuent, modeste- ment, de consommer. Cela peut d’abord s’expliquer par le fait que le marché du travail, en Europe comme aux États-Unis d’ailleurs, continue d’afficher une relative bonne santé. Le taux de chômage n’augmente pas en- core et au contraire, les créations d’em- plois restent positives. Ceci apporte inévitablement du revenu supplémentaire aux ménages. Or, le re- venu est le premier sup- port de la consommation. Mais comment expliquer la résilience apparente du marché du travail ? Outre le fait que le marché du travail réagit avec retard à la conjoncture, on observe également que le ralentisse- ment de l’activité est surtout lié au secteur de l’industrie. Les autres secteurs de l’éco- nomie sont évidemment aussi touchés, mais dans une moindre mesure. Contagion ? Toute la question est donc de savoir si la nette fai- blesse du secteur de l’industrie va dans les pro- chains mois s’accentuer ou au contraire laisser place à un regain d’activité. Dans le premier cas, il faudra considérer que cette faiblesse va perco- ler davantage dans les autres secteurs de l’écono- mie. On ne sera alors pas loin de la récession, car la résistance actuelle, notamment de la consom- mation des ménages, pliera à mesure que le mar- ché du travail sera impacté par le ralentissement généralisé. Suite en page 2 Le consommateur fait de la résistance Managing your funds requires expertise and balance UCITS AIFM Sustainable Finance selectra.lu ManCo REGULATORY COMPLIANCE SENTINEL www.deloitte.lu Détailenpage XX L es taux d'intérêt néga- tifs frappent les banques de plein fouet. Justin BISSEKER, analyste des banques eu- ropéennes chez Schroders, explique pourquoi cer- taines banques sont plus touchées que d'autres. Le mois dernier, la Banque cen- trale européenne (BCE) a abaissé son taux de dépôt à -0,5% et relancé son programme d'assou- plissement quantitatif qui lui per- mettra de reprendre ses rachats d'obligations. La croissance écono- mique atone et l'inflationmodé- rée dans la zone euro font que le marché s'attend à ce que les taux d'intérêt conti- nuent de baisser. L'idée est que les taux bas stimulent l'économie grâce au crédit moins cher. Le rachat d'obligations a pour but de pousser les investisseurs à faire des placements plus risqués. Mais les taux bas ont un effet néfaste pour les banques et font baisser les cours boursiers des actions des banques. Les valorisations des banques sont infé- rieures d'environ 20% à la moyenne historique du marché et même de 25% en valeur absolue. Pourquoi un taux d'intérêt bas est-il mauvais pour les banques ? 1. Un taux d'intérêt bas reflète la fai- blesse de l'économie . Les taux bas sont utilisés pour stimuler l'économie. Mais lorsque l'économie est faible, la demande de crédit est faible elle aussi. Comme les banques ont du mal à aug- menter leur chiffre d'affaires, elles doi- vent baisser le taux d'intérêt sur les cré- dits qu'elles accordent. Les marges béné- ficiaires sont alors sous pression. 2. Les banques détiennent beaucoup d'obligations . Les banques ont générale- ment beaucoup d'obligations dans leur bilan. Elles touchent des intérêts sur ces obligations qui leur servent par ailleurs aussi à gérer leur risque de liquidité. Lorsque les rendements obligataires sont faibles, les revenus que les banques en retirent sont maigres. 3. Les banques sont obligées d'in- vestir dans les dépôts . La croissance des dépôts est assez forte malgré la faiblesse des taux applicables. L'incertitude pousse les clients à conserver plus de liquidités. L'application de taux d'intérêt négatifs aux clients est un tabou dans beaucoup de pays. Les banques n'ont guère le choix et doivent investir leurs dépôts en obliga- tions à court terme ou les placer à la BCE à un taux négatif. La BCE tente de faire une distinction à cet égard. Pour Justin Bisseker, les taux bas ont un impact négatif sur les recettes des banques. Mais cet impact varie considérablement d'un pays à l'au- tre et d'une banque à l'autre. Les mesures de la BCE touchent particulièrement la zone euro, alors que le secteur bancaire européen englobe aussi le Royaume-Uni, la Suisse et la Scandinavie. Les banques de la zone euro ne sont pas toutes affectées par les taux bas Les banques cotées en bourse de la zone euro représentent 50% de l'ensemble du secteur ban- caire européen en termes de capitalisation bour- sière. Or, seuls 30% de la capitalisation boursière proviennent de la zone euro. Suite en page 5 Taux d'intérêt négatifs : Pourquoi certaines banques sont plus touchées que d'autres Private Equity − de vous à moi La rubrique mensuelle Par Olivier Coekelbergs &Marie-LaureMounguia, EYLuxembourg du Private Equity Lire en page 30 www.agefi.lu 41, Zone Industrielle, L-8287 Kehlen - Tel: +352 305757 1 - Fax: +352 24611564 - Email: agefi@agefi.lu (Lire la suite en page 8) www.pwc.lu +25-18 Unmoral toujours aussi atone LE POTENTIEL DES ACTIONS THÉMATIQUES AVEC UN PROFIL PRUDENT En savoir plus page 37 www.cpr-am.com Private Equity - Real Estate Trust - Trading Luxembourg, Belgium, Switzerland, Hong-Kong, Monaco, Dubaï Le Baromètre Mensuel PwC (Indicateur de Confiance Economique) en collaboration avec AGEFI Luxembourg Détail en page 4

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