AGEFI Luxembourg - avril 2021 - édition gratuite

PRIX DU NUMÉRO : EUR 4,50 AVRIL 2021 Le Journal Financier de Luxembourg NUMERO 04/355 ISSN1561-8366 www.valuepartner s.lu Sommaire t Economie Covid-19 : La pandémie des inégalités (C. BOULENGER, Degroof Petercam) p.4 Les aides aux entreprises élargies (Direction générale des classesmoyennes) p.5 t Le Dîner de Charles Voyagez en train de Luxembourg à Bruxelles en2heures!Rêvons!(C.MANDICA) p.16et17 t RH / Emploi Le rôle des Ressources Humaines en mars 2021 (P. FRATINI, BanqueHavilland) p.18 Les CEO et Managers ont les clés d’unmoral d’acier ! (Jacques H. PAGET) p.19 t Fonds d’investissement Towards Digital Capital Markets with Impact andPurpose (StockExchangeDay 2021) p.24 ALFI EuropeanAssetManagementConference 2021 (Wrapup - days 1, 2, 3, 4) p.34et 35 t Immobilier LaCovid-19necessed’affecterlemarchéimmo- bilierluxembourgeois(Engel&Völkers) p.41 t Informatique financière Le client est toujours roi (CaroleGILKES,K3BusinessTechnologies) p.47 Sommaire détaillé en page 2 Le JournalFinancierdeLuxembourg www.agefi.lu 41, Zone Industrielle, L-8287 Kehlen - Tel: +352 305757 1 - Fax: +352 24611564 - Email: agefi@agefi.lu Les tensions inflationnistes dureront-elles? eme nag Ma st emen rut ecr ansition & tr det n ur eneu égiq tatr ceeng ipilhpnagr om u /lmo.cs - mo.csipilhpnagrom@xluofin Par Alan MUDIE, Responsable Global de la Stratégie d'Investissement de Société Générale Private Banking L es programmes de vaccina- tion s’accélèrent, rappro- chant la perspective d’une réduction des restrictions sur l’activité (en particulier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni), et les politiques budgétaires et mo- nétaires se conjuguent pour ap- porter un soutien massif aux particuliers, aux en- treprises et aux marchés finan- ciers. Tous ces fac- teurs conduiront-ils à une surchauffe et à l’inflation ? Depuis plusieurs semaines, les marchés ont été perturbés par une conjonction de facteurs, à savoir : l’ampleur exceptionnelle des achats d’actifs des banques centrales et les dépenses financées par le déficit ; la croissance rapide de la masse monétaire, avec des versements directs des gouvernements aux ménages ; les craintes d’une surchauffe attisées par l’espoir d’un retour à la normale des écono- mies grâce aux vaccinations ; et la flambée des prix des matières premières depuis mars 2020. Sous l’effet de ces facteurs, les inves- tisseurs se sont empressés de rééva- luer les risques inflationnistes. Les contrats d’échange (contrats de swap) sur les anticipations des investisseurs quant à l’évolution de l’inflation américaine à 5 ans ont augmenté de 1,22% en mars dernier à 2,37%. Les contrats sur l’inflation de la zone euro ont été multipliés par deux, pas- sant de 0,72% à 1,55% en seulement douze mois. Et les points morts d’infla- tion (une autre mesure de l’inflation attendue, obtenue en sous- trayant le rendement d’une obligation d’Etat indexée sur l’inflation d’une obligation à coupon fixe de même échéance) livrent le même message. Cette évolution spectacu- laire des craintes inflation- nistes a tiré les obligations vers le bas. De fait, les investis- seurs réclament une meilleure pro- tection contre l’inflation, faisant ainsi grimper les rendements (les rendements évo- luent en sens inverse des prix des obligations). Les bons du Trésor américain à 10 ans offrent actuellement un rendement de 1,66%, en hausse par rapport au plus bas historique de 0,85% tou- ché en août dernier. L’indice Bloomberg Barclays des bons du Trésor à long terme a enregistré une perte de 18,8% depuis. Parallèlement, le ralentissement des marchés obligataires est à l’origine d’une rotation rapide sur les marchés actions. Certaines valeurs phares des marchés, comme les valeurs technologiques de méga-capitalisation américaines, ont atteint des valorisations excessives (le secteur des tech- nologies de l’information se traite avec une sur- cote de 68% par rapport à son ratio cours/béné- fices moyen sur 10 ans) qui n’étaient tolérables que lorsqu’elles étaient comparées à des obliga- tions encore plus surévaluées. Ces derniers mois, les investisseurs ont commencé à se tourner vers les titres « Value », qui ont tendance à tirer profit de la hausse des rendements. Suite en page 2 Private Equity − de vous à moi La rubrique mensuelle Par Laurent Capolaghi &Marie-LaureMounguia, EYLuxembourg du Private Equity Lire en page 23 REGULATORY COMPLIANCE SENTINEL www.deloitte.lu DétailenpageXX Détail en page 5 www.deloitte.lu Par Mike FELTEN, Directeur Fortuna Banque S.C. L es grandes crises offrent souvent de nombreuses opportunités ! Si la pandémie du Covid-19 fait ravage depuis plus d’un an dans le monde entier avec des taux d’infection et des nombres de décès toujours élevés, le secteur financier semble bien tirer son épingle du jeu. Même si les derniers chif- fres publiés pour fin 2020 montrent une diminution de plus de 18% du résultat net des organismes de crédit luxembourgeois, cette baisse est à imputer majoritairement aux dotations supplémentaires de provisions liées à la crise sanitaire. En comparaison avec la crise de 2008, dans laquelle les banques étaient les principaux déclencheurs, en 2020 ce sont les établissements financiers qui ont rendu la monnaie en stabilisant et en maintenant en vie le système financier. Cette situation a été possible grâce à des stades de digitalisation déjà plus ou moins avan- cés dans les banques. Imaginons un ins- tant que le progrès technique au niveau des outils digitaux n’ait pas été au niveau actuel ou n’ait pas été utilisé : durant le confinement, pas de vidéo- conférences, pas de transactions finan- cières en ligne, pas de télétravail, pour ne citer que ces quelques exemples. Sur la place financière luxembourgeoise, toutes les institutions ont pu s’adapter plus ou moins rapidement aux règles sani- taires et aux restrictions imposées afin de lutter contre la propagation du nou- veau coronavirus. Certains acteurs ont pu avancer plus rapidement en 2 semaines qu’en 10 ans. Ce n’est qu’avec des efforts concertés entre les acteurs bancaires et financiers mais également les autorités de surveillance qu’une telle adaptation a pu être réalisée en un temps record. Le lecteur pourrait se demander quel est le lien entre cette digitalisation rapide et la finance dura- ble ? C’est aussi dans cette transition vitale, qui vise à contrecarrer les effets néfastes du change- ment climatique, que les banques et autres acteurs financiers jouent un rôle primordial. Le «plan d’action pour la finance durable» qui a été publié en 2018 avait pour objectif une réorien- tation massive des flux de capitaux de 1.000 mil- liards € dans la décennie à venir vers des finan- cements d’investissements durables et la transi- tion vers une économie bas carbone. Les repré- sentants du Parlement européen et des Etats membres sont également parvenus à un accord en 2019 mettant en place une taxonomie pour des produits d’investissements durables. Finalement, afin d’éviter le fameux «green wash- ing» ou en français, l’«éco-blanchiment», la Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) est entrée en vigueur le 10 mars 2021. Cette réglementation fixe le cadre pour les éta- blissements financiers surtout au niveau des publications d’informations en matière de finance durable. Suite en page 3 La révolution digitale au service de la finance durable? (Read more on page 4) www.pwc.lu Outlook is more optimistic in Luxembourg despite renewed lockdowns in neighboring countries The Monthly PwC Barometer – April 2021 Economic Confidence indicator in collaboration with AGEFI Luxembourg 9HRLFQB*idgaab+[A\E Private Equity - Real Estate Trust - Trading Luxembourg, Belgium, Switzerland, Hong-Kong, Monaco, Dubaï quaerocapital.com INVESTING AWAY FROM THE CROWDS 28

RkJQdWJsaXNoZXIy Nzk5MDI=