Agefi Luxembourg - octobre 2026
Octobre 2026 9 AGEFI Luxembourg Économie & Banques Suite pageUne Nous anticipons désormais une augmenta tionsupplémentairedʹicilafindelʹannée,por tantletauxdesfondsfédérauxà4,25%fin2026, contre3,75%auparavant,avantdesestabiliser à 4,0%fin 2027, contre 3,5%auparavant.À notreavis,ilsʹagitdavantagedʹunajus tement de politique monétaire que du début dʹun cycle complet de res serrement,mêmesilesmarchéscom mencent à en intégrer un, avec un taux des fonds fédéraux encore attendu audessus de 4,5%en 2028. Nous continuons de considérer que lʹinflationactuelle est principalement due à des chocs dʹoffre tempo raires, notamment liés aux tarifs douaniers et à lʹénergie, tandis que des composantes très spécifiques, notam ment les logiciels informatiques et les services finan ciers, maintiennent lamesure privilégiéeCore PCE (Personal Consumer Expenditures) de la Fed à un niveau élevé de 3,3 %. Parallèlement, les indicateurs alternatifs dʹinflation sousjacentenesuggèrentpasuneextensiondespres sions sur les prix, et lʹéconomie ne semble pas en sur chauffe, les conditions de marché demeurant équili brées et stables. Àmesure que ces effets temporaires sʹestompent, lʹinflation devrait ralentir en 2027 à un niveauinférieurà3%,avecousansnouvelleshausses de la Fed, ce qui devrait rassurer les décideurs. Dans ce contexte, nous restons négatifs sur ledollar, mais une Fed plus restrictive et plus crédible nous conduit à réviser modestement notre objectif EUR/USD à 1,18, contre 1,20 précédemment. Marché boursier américain : vision constructive àmoyen terme Les élections demimandat américaines auront lieu le3novembre2026.Lesmarchésprédictifsattribuent désormais une probabilité de 66 % à une victoire démocratedonnant uncontrôleunifié, contremoins de 45 % avant lʹété. Comme nous lʹavons souligné dans nos « CIO Perspectives » de juillet sur les élec tions demimandat aux ÉtatsUnis, les marchés ont souvent connu une volatilité plus élevée dans les mois précédant le scrutin, lʹincertitude électorale pesant sur le sentiment des investisseurs. La période postélectorale est généralement plus favorable aux actions, à mesure que lʹincertitude se dissipe. Si les Républicains perdaient la Chambre des représentants, lʹadministration disposerait de moins de marge pour mener des changements de politique,cequidevraitréduirelʹincertitudeetcontri bueràlimiterlesinquiétudesliéesàdʹéventuelsexcès budgétaires. Cela dit, une telle situation pourrait aussi accroître le risque de bras de fer budgétaire et de tensions autour du plafond de la dette. Le président conserverait néanmoins une influence importante sur la politique commerciale et la poli tique étrangère, deux domaines qui ont déjà provo qué de la volatilité sur lesmarchés durant sonman dat. La même logique dʹensemble sʹappliquerait en casdevictoiretotaledesDémocrates,danslamesure oùledroitdevetoprésidentielcontinueraitdefreiner les changements législatifsmajeurs. Néanmoins, un tel scénario exercerait une pression supplémentaire sur lʹagenda actuel de déréglemen tation de lʹadministration et pourrait être perçu comme un signal négatif par les investisseurs à lʹap proche de la prochaine élection présidentielle, en particulier sʹil ravive la perspective dʹun durcisse mentréglementaire,notammentautourdelʹIA,ainsi que dʹune hausse de la fiscalité des entreprises. Dans lʹensemble, dans un environnement postélec tions de mimandat généralement favorable aux actions, une victoire totaledesDémocrates constitue rait probablement, à court terme, le scénario lemoins porteurpourlesmarchés.Ellepourraitdéclencherun mouvement initial de repli vers la qualité, incitant les investisseurs à rechercher la sécurité relativedes obli gations dʹÉtat, réduisant ainsi lapression sur lapartie longue de la courbe des taux américaine, tout en pesant sur le dollar. Notre opinion constructive sur les actions à moyen termedemeuretoutefoisinchangée.Lesbénéficesdes entreprises restent le principal moteur de perfor mance,etnousnousattendonsàcequeleurcroissance continuedesoutenirlesmarchésdanslesmoisàvenir. Prix dupétrole : aucune baisse durable nʹest attendue NousnousattendonsàcequelesprixduBrentrestent élevés jusquʹà la fin de lʹannée, avec une moyenne dʹenviron 90 dollars par baril auquatrième trimestre, globalement en ligne avec le troisième trimestre. La Chineajustesademandeetladiplomatiesembleévo luer dans une direction plus constructive, ce qui crée un risque baissier sur notre prévisionde court terme. Bien entendu, une avancée crédible pourrait rame ner le Brent relativement rapidement vers notre hypothèse pour 2027, située entre 75 et 80 dollars par baril. Nous nʹanticipons toutefois pas de mou vement durablement et sensiblement inférieur à cette fourchette en 2027, compte tenude la nécessité de reconstituer les stocks, de lʹincertitude persis tante sur lʹoffre et de la volatilité géopolitique continue. Les risques entourant ce scénario nous paraissent globalement équilibrés. Une offre supplémentaire, y compris la possibilité dʹune fragmentation accrue au sein de lʹOrganisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), pourrait tirer les prix vers le bas, tandis quʹun regain de ten sions géopolitiques pourrait provoquer un nouveau choc haussier. Zone euro : lesmarchés anticipent un resserrement excessif jusquʹen 2027 Pour la zone euro, des prix du Brent durablement élevés continueraient dʹexercer une pression sur lʹinflation globale, notre prévisionmontrant un pic audessus de 4 % au quatrième trimestre. Cela crée un envi ronnement délicat pour la Banque centrale euro péenne (BCE). En principe, la politique monétaire ne devrait pas réagir de manière trop agressive à un choc dʹoffre temporaire, en particulier lorsque lʹinflation sous jacente — hors prix de lʹalimentation et de lʹéner gie— reste faible et poursuivait encore sa détente en août. Toutefois, après huitmois de prixdupétrole élevés, la distinction entre phénomène temporaire et phé nomène persistant devient moins nette, tandis que les anticipations dʹinflation et la dynamique sala riale méritent une surveillance attentive. Nous observons néanmoins peu dʹéléments probants en faveur dʹeffets de second tour généralisés, malgré une activité plus soutenue et des pressions sala riales dans certaines parties de lʹEurope du Sud, notamment en Espagne. En conséquence, nous continuons de penser que les marchés intègrent trop de resserrement moné taire pour 2027. Cela étant dit, si le Brent reste proche de 90 dollars par baril jusquʹau quatrième trimestre, une nouvelle hausse de taux de la BCE endécembre 2026 serait plausible. LaBCEdemeure très sensible à lʹinflation alimentée par lʹénergie depuis lʹexpérience de 2022 et semble de plus en plus soucieuse de préserver la crédibilité de son mandat de stabilitédes prix. Tout resserrement sup plémentaire devrait toutefois rester temporaire et être ensuite inversé, une fois que les effets de base liés à lʹénergie commenceront à faire refluer lʹinfla tion globale en 2027. Taux, dollar, actions : quelles perspectives ? Gérer vos actifs en combinant nos expertises, c’est notre spécialité. Pôle d’expertises de gestion d’actifs du Crédit Mutuel $ lliance ) édérale / a ) ran © aise s’af ÷ r P e co PP e un acteur P ulti spécialistes P a M eur du P arc K é et un partenaire de con ÷ ance au ser Y ice de ses clients * r ¤ ce ¢ ses sociétés de gestion ses experts et ses P illiards d’euros d’encours * elle propose des stratégies de con Y iction sur toutes les classes d’actifs conciliant o EM ectifs de perfor P ance et de dura E ilité * $ u M uin Pu E lié par * roupe / a ) ran © aise dont le si ª ge social est E oule Y ard 5 aspail Paris ) rance 5 C 6 P $5,6 7 ous droits réser Y és 5 eproduction totale ou partielle interdite sans autorisation de l’auteure ou de ses a \ ants droits loi du P ars la-francaise.com
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