Agefi Luxembourg - septembre 2026

Septembre 2026 9 AGEFI Luxembourg Économie & Banques L e STATEC a publié, comme chaque mois, sonConjoncture Flash consacré à l’évolution récente de l’activité éco­ nomique. Dans son édition d’août 2026, l’institut estime que, malgré un contexte in­ ternational toujours instable, l’activité éco­ nomique résiste au Luxembourg. Plusieurs indicateursmontrent même des signes d’amélioration, notamment du côté de la consommation, de l’industrie, de la construction et du travail intérimaire. Une activité luxembourgeoise encore contrastée Au Luxembourg, les indicateurs de confiance des entreprises et des consommateurs, qui s’étaient for­ tement dégradés au printemps, se redressent légè­ rement à l’entréede l’été. Le STATEC invite toutefois à la prudence et considère qu’il est encore trop tôt pour parler d’un véritable retournement de ten­ dance. Les chiffres du PIB luxembourgeois pour le deuxième trimestre 2026 ne sont pas encore dispo­ nibles, mais plusieurs indicateurs de court terme donnent des signaux plutôt encourageants. La consommation des ménages figure notamment parmi les éléments positifs. Le chiffre d’affaires en volume du commerce de détail a progressé par rap­ port au premier trimestre, hors carburants et vente parcorrespondance.Lesimmatriculationsdevoitures neuvesontégalementnettementaugmentéaprèsune quasistagnation aupremier trimestre. L’industrie et la constructionprogressent L’industrie luxembourgeoisemontre également des signesderésistance.Laproductionindustrielleapro­ gressé pour le troisième mois consécutif en mai. Dans la construction, la tendance demeure égale­ ment légèrement orientée à la hausse. Elle s’inscrit dans le prolongement du mouvement amorcé à la fin de 2025. La situation est toutefois plus contrastée dans les services non financiers. Les résultats disponibles pour avril et mai montrent une améliorationdans les transports et l’entreposage, l’Horeca et les activités immobilières. À l’inverse, les servicesd’informationetdecommunicationainsique les services aux entreprises ont enregistré un recul. La sécheresse pèse sur les perspectives Le Luxembourg a également connu un été marqué par des températures élevées et un déficit important deprécipitations.ÀLuxembourgville,latempérature moyenne quotidienne a atteint 20,1 °C en juin et 21,3 °Cen juillet, soit respectivement prèsde 3 °Cet 2,5 °C audessus des normales de saison. Sur les sept pre­ miers mois de l’année, les précipitations affichent un déficit de plus de 30 %par rapport à une année nor­ male.Entreavriletjuillet,ledéficitatteintmême60%. Les conséquences économiques restent difficiles à mesurer, mais certaines commencent à apparaître. Dans la construction, environ 10 % des entreprises interrogées en juillet considéraient les conditions climatiques comme un facteur limitant leur activité, contre 5%un anplus tôt. Le faible niveaudes cours d’eaupourrait également perturber la chaîne logis­ tique de certaines industries, notamment celles uti­ lisant la Moselle pour l’acheminement de maté­ riaux. Les faibles rendements agricoles pourraient par ailleurs exercer des pressions supplémentaires sur les prix alimentaires. L’inflation alimentaire ralentit, mais les risques augmentent L’inflationalimentairepoursuitsonralentissementau Luxembourg.Elles’établissaità1,3%enjuillet,contre 2,8%en janvier. Dans la zone euro, elle est passée de 2,2%à 0,8%sur lamême période. Cettemodération s’explique notamment par le ralentissement des prix delaviande,maisaussiparunemoindrecontribution du café et du chocolat. Le STATECsouligne toutefois plusieurs risques de remontée des prix. Les sécheresses et les épisodes de chaleur ont affecté les récoltes en Europe, tandis que les faibles niveaux du Rhin et du Danube compliquent le transport de marchandises. La hausse des prix des engrais consti­ tue également un facteur de risque. L’institut prévoit uneinflationalimentairede2,1%auLuxembourgen 2026, avant une remontée à 2,4%en 2027. Les restaurants augmentent davantage leurs prix Les prix des restaurants continuent également de progresser auGrandDuché.Aprèsunehausse limi­ tée à 3 % en 2025, leur progression annuelle atteint 3,9 % en juillet 2026. Le poids des restaurants dans l’inflation reste cependant inférieur à celui observé dans la zone euro. Les dépenses consacrées aux repasprishorsdomicilereprésententunepartmoins importante du budget alimentaire des ménages luxembourgeois. Depuis la crise sanitaire, cette pro­ portion a même diminué de deux points au Luxembourg par rapport à 2019. Le travail intérimaire repart à la hausse Autre signal encourageant pour l’économie luxem­ bourgeoise : le redressement du travail intérimaire. Le volume d’heures prestées par les intérimaires a augmenté de 10%entre les premiers trimestres 2025 et2026,aprèsunetendancebaissièrequiduraitdepuis début 2022. La construction constitue le moteur de cette reprise. Elle représente près de 40%des heures prestéesparlesintérimairesetafficheuneprogression proche de 20% sur un an au premier trimestre 2026. Les transports et l’entreposage enregistrent une forte progression,avecunehaussede40%desheuresinté­ rimairessurunan.L’industrieprogresseplusmodes­ tement, tandis que les activités financières et d’assu­ rance affichent une forte hausse à partir d’un niveau relativement limité. Malgré ce redressement, le volume total d’heures intérimaires reste inférieur de 18%à sonniveaududébut de 2019. Les prix de la construction repartent Le STATECobserve par ailleurs une nouvelle accélé­ ration des prix de la construction au Luxembourg. Après les fortes hausses enregistrées en 2021 et 2023 dans le contexte des difficultés d’approvisionnement et de la crise énergétique, la progression avait ralenti en2024.Elles’esttoutefoisprogressivementredressée depuisledébutde2025.Audeuxièmetrimestre2026, les prix de la construction augmentaient de 2,7%sur un an, contre 2 % à la fin de 2025. Les anticipations des entreprises indiquent qu’une nouvelle accéléra­ tionpourrait intervenir dans les prochainsmois. Les fonds luxembourgeois profitent de la remontée desmarchés Le secteur financier luxembourgeois bénéficie pour sapartdelabonnetenuedesmarchés.Aprèsunrecul enmars dans le contexte des tensions géopolitiques, les valorisations des actifs des organismes de place­ ment collectif ont fortement rebondi. Les actifs nets sous gestion des OPC luxembourgeois affichaient ainsi une progression de 16% sur un an à la fin juin. La remontée des marchés boursiers durant l’été a continué de soutenir les valorisations. Les émissions nettes ont notamment progressé dans les fonds monétaires libellés en dollars et dans plusieurs caté­ gories de fonds actions. La dette américaine, une source de pression LeSTATECsouligneenfinlesrisquesliésàl’évolution desfinancespubliquesaméricaines.Ladettefédérale des ÉtatsUnis a doublé enmoins d’une décennie et dépasse désormais 40.000 milliards de dollars. Le déficit public américain, proche de 6%du PIB, ainsi que la hausse des taux souverains entretiennent une dynamique de croissance de la dette et de la charge d’intérêts. Les importantes émissions de dette amé­ ricaine entrent par ailleurs en concurrence avec les besoinsdefinancementdeséconomieseuropéennes. Cette situation contribue à maintenir une pression sur les conditions de financement et les taux souve­ rains dans la zone euro. PourleLuxembourg,letableaudresséparleSTATEC reste donc contrasté. La consommation, l’industrie, la construction, le travail intérimaire et le secteur financier apportent plusieurs signes de résistance, mais les incertitudes internationales, les tensions sur les prix et les conséquences de la sécheresse conti­ nuent de peser sur les perspectives économiques. Source :STATEC,ConjonctureFlash,août2026 Le Luxembourg résiste malgré les turbulences ؑ INDICATEURS DE CONFIANCE -1.5 -1.0 -0.5 0.0 0.5 1.0 46 48 50 52 54 56 janv-22 janv-23 janv-24 janv-25 janv-26 En points En points Zone euro - Indice composite d'activité PMI (éch. gauche) Luxembourg - Indicateur de confiance des entreprises (éch. droite) ؑ INDICATEURS DE CONFIANCE ؑ Sources : S&P Global PMI, STATEC Gérer vos actifs en combinant nos expertises, c’est notre spécialité. Pôle d’expertises de gestion d’actifs du Crédit Mutuel $ lliance ) édérale / a ) ran © aise s’af ÷ r P e co PP e un acteur P ulti spécialistes P a M eur du P arc K é et un partenaire de con ÷ ance au ser Y ice de ses clients * r ¤ ce ¢ ses sociétés de gestion ses experts et ses P illiards d’euros d’encours * elle propose des stratégies de con Y iction sur toutes les classes d’actifs conciliant o EM ectifs de perfor P ance et de dura E ilité * $ u déce PE re Pu E lié par * roupe / a ) ran © aise dont le si ª ge social est E oule Y ard 5 aspail Paris ) rance 5 C 6 P $5,6 7 ous droits réser Y és 5 eproduction totale ou partielle interdite sans autorisation de l’auteure ou de ses a \ ants droits loi du P ars la-francaise.com

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