Agefi Luxembourg - juin 2026
Juin 2026 25 AGEFI Luxembourg Fonds &Marchés Prosiebensat1Me EUR 3.99 4.05 -1.43% 4.13 3.79 FidRealEstate EUR 166.0 169.0 -1.78% 169.0 160.0 FiducOffSolut EUR 26.6 26.6 0.00% 26.8 26.6 VelcanHoldings ordinary sharEUR 15.3 16.0 -4.38% 16.1 14.6 2EOLJDWLRQV G eWDW Devise au 29/05 au 30/04 Var Plus hau Plus ba Luxembourg 0% 14/09/2032 EUR 83.98 82.67 1.58% 83.98 82.56 Luxembourg 0% 28/04/2030 EUR 90.18 89.57 0.68% 90.18 89.42 Luxembourg 0% 24/03/2031 EUR 88.18 87.94 0.27% 91.4 87.18 Luxembourg 0,625% 01/02/2027EUR 98.78 98.5 0.21% 98.78 98.58 Luxembourg 3,25% 02/03/2043 EUR 95.94 94.7 1.23% 95.94 93.78 Luxembourg 1,75% 25/05/2042 EUR 78.57 77.6 1.15% 78.57 76.6 Luxembourg 1,375% 25/05/2029EUR 96.0 96.14 -0.06% 96.6 96.03 Luxembourg 2,9% 17/09/2035 EUR 98.28 96.9 1.32% 98.28 96.56 Luxembourg 3% 02/03/2033 EUR 100.5 99.7 0.80% 100.5 99.31 Luxembourg 2,875% 01/03/2034EUR 99.21 98.45 0.78% 99.23 97.83 Obligations LuxXPrime Devise au 29/05 au 30/04 Var Plus hau Plus ba GolSachsGr 3% 12/02/2031 EUR 100.2 99.46 0.74% 100.5 98.91 EON 1,625% 22/05/2029 EUR 95.86 95.64 0.24% 96.16 95.67 VWIntlFin 3,5% pp EUR 96.63 94.66 2.08% 96.63 94.98 UE 0% 04/10/2028 EUR 94.02 93.5 0.47% 94.02 93.4 FreseniusFinIrl 0,5% 01/10/2EUR 94.33 93.7 0.59% 94.44 93.85 LindeFinance 1% 20/04/2028 EUR 96.75 96.4 0.27% 97.03 96.5 MercedesBenzGrp 1,125% 08/08/2034 EUR 82.83 81.7 1.28% 82.83 81.38 1HVWOp)LQ,QW EUR 66.45 64.7 2.69% 66.48 64.15 VWFS 0,125% 12/02/2027 EUR 98.2 97.9 0.30% 98.25 97.9 EnBWIntlFin 3,5% 24/07/2028 EUR 101.24 100.8 0.44% 101.2 100.7 Commerzbank 4% 30/03/2027 EUR 100.8 100.7 0.06% 100.8 100.7 Spain 0% 31/01/2028 EUR 95.85 95.32 0.56% 95.85 95.41 GolSachsGr 3,5% 23/01/2033 EUR 99.4 98.1 1.24% 99.5 98.27 Romania 5,875% 11/07/2032 ReEUR 104.74 102.1 2.58% 104.7 102.2 Romania 6,5% 07/10/2045 Reg EUR 100.2 96.43 3.99% 100.2 96.34 Continental 3,625% 30/11/202EUR 100.7 100.5 0.24% 100.8 100.5 MUTARE Float 03/31/27 EUR 101.6 102.1 -0.50% 102.1 100.9 RABOBK 6 1/2 PERP EUR 113.2 113.2 -0.07% 114.1 112.4 BcBPM 4,5% 26/11/2036 EUR 102.1 101.3 0.74% 102.4 101.0 6G]XFN,QWO)LQ EUR 100.1 99.63 0.53% 100.6 99.42 Obligations vertes Devise au 29/05 au 30/04 Var Plus hau Plus ba Poland 1,125% 07/08/2026 EUR 99.76 99.63 0.13% 100.0 99.52 UE 0,2% 04/06/2036 EUR 74.06 72.72 1.84% 74.06 72.48 BEI 0,75% 23/09/2030 USD 86.88 86.95 -0.09% 87.28 86.18 EON 0,35% 28/02/2030 EUR 90.5 89.7 0.88% 90.5 89.78 UE 0% 02/06/2028 EUR 94.8 94.34 0.59% 94.9 94.44 2EOLJDWLRQV OHV SOXV QpJRFLpHV Devise au 29/05 au 30/04 Var Plus hau Plus ba DeutscheBahn 1% 17/12/2027 EUR 97.54 97.0 0.56% 97.54 96.6 SiemensFinancie 2,875% 10/03/2028 EUR 100.3 100.1 0.25% 100.4 99.96 Commerzbank 1,5% 28/08/2028 EUR 97.57 96.9 0.60% 97.8 96.95 HeidelbergMatFL 1,75% 24/04/EUR 98.08 97.64 0.46% 98.14 97.53 KfWA 2,875% 03/04/2028 USD 97.93 98.33 -0.41% 98.35 97.8 SiemensFinancie 1% 06/09/202EUR 97.95 97.7 0.17% 98.1 97.53 Schaeffler 2,875% 26/03/2027EUR 99.68 99.7 -0.03% 99.9 99.3 GolSachsGr 2% 01/11/2028 EUR 97.9 97.12 0.81% 98.1 97.22 DeutschePost 1,625% 05/12/20EUR 97.4 96.94 0.56% 97.4 96.97 DtTelekomIntlFi 1,5% 03/04/2EUR 97.66 97.4 0.26% 97.66 97.24 GolSachsGr 0,25% 26/01/2028 EUR 95.73 95.2 0.56% 95.77 94.98 UE 0% 04/10/2030 EUR 89.0 88.0 1.04% 89.0 88.0 FraportFraAiSWo 1,875% 31/03/2028 EUR 98.0 97.5 0.61% 98.0 97.5 Romania 2% 14/04/2033 Reg S EUR 81.95 79.72 2.80% 81.95 79.65 Romania 2,75% 14/04/2041 RegEUR 67.2 63.83 5.41% 67.2 63.86 BMWFinance 0,2% 11/01/2033 EUR 81.97 80.8 1.44% 81.97 80.67 KionGrp 4% 20/11/2029 EUR 101.84 100.8 0.96% 101.8 100.9 1HVWOp)LQ,QW EUR 92.94 92.0 0.93% 92.94 92.15 FreseniusMedCar 3,875% 20/09/2027 EUR 101.1 100.9 0.27% 101.3 100.8 WFC 3 10/23/26 USD 99.57 99.54 0.03% 99.8 99.55 Actions luxembourgeoises Devise au 29/05 au 30/04 Var Plus hau Plus ba RTLGroup EUR 31.55 32.75 -3.66% 33.4 28.85 Socfinaf EUR 24.2 25.0 -3.20% 25.2 22.8 Luxempart EUR 71.5 69.0 3.62% 71.5 67.5 Socfinasia EUR 25.6 27.8 -7.91% 28.2 25.0 Brederode EUR 101.2 103.0 -1.75% 104.0 99.6 SES FDR EUR 9.45 7.03 34.35% 9.89 6.76 ArcelorMittal EUR 59.32 49.24 20.47% 60.12 47.53 ReinetInvest EUR 27.0 29.0 -6.90% 30.4 27.0 Aperam EUR 51.05 45.3 12.49% 52.6 45.78 $FWLRQV pWUDQJqUHV Devise au 29/05 au 30/04 Var Plus hau Plus ba AmbujaCements GDR USD 4.72 4.68 0.85% 4.80 4.42 Brait ord EUR 0.12 0.11 8.93% 0.12 0.11 SamsungSDICo GDS USD 112.5 117.5 -4.26% 126.0 93.0 SKhynixInc. GDS USD 1585.0 872.0 81.77% 1645.0 942.0 Engie EUR 26.47 28.07 -5.70% 28.03 26.3 HellaGmbHKGaa EUR 72.7 71.9 1.11% 74.5 70.1 EON 1,625% 29/03/2031 EUR 93.07 92.4 0.73% 93.07 92.16 IFC 8,25% 25/08/2034 ZAR 101.4 100.2 1.27% 102.6 99.28 WorldBk 4,4% 13/01/2028 AUD 99.51 99.15 0.37% 99.5 99.17 KfWA 0% 15/06/2029 EUR 92.34 91.6 0.81% 92.34 91.5 Romania 5,625% 22/02/2036 ReEUR 99.74 96.87 2.97% 99.74 97.11 MercedesBenzGrp 0,75% 10/09/2030 EUR 90.75 89.7 1.07% 90.75 89.84 EON 0,875% 18/10/2034 EUR 81.12 79.3 2.18% 81.12 79.22 RWE 0,5% 26/11/2028 EUR 94.71 93.82 0.95% 94.7 93.85 BEI 1,25% 17/02/2027 NOK 98.02 97.84 0.18% 98.06 97.3 WorldBk 7,25% 21/01/2027 MXN 100.1 100.1 0.00% 100.1 99.9 Voestalpine 3,75% 03/10/2029EUR 102.5 102.2 0.30% 103.1 102.1 GrenkeFinance 5,125% 04/01/2EUR 103.2 103.0 0.25% 103.4 102.9 ParDianaDIELS,President,Luxembourg For Family Office* Le doute du vendredimatin C haque premier vendredi du mois, Wall Street retient son souffle. Le rapport sur l’emploi améri cain est devenu, au fil des années, bien plus qu’une statistique : c’est un ba romètre de l’état d’âme des marchés, un cataly seur de volatilité, et parfois le signal qui précipite ou repousse une décision de la FED. Le vendredi 6 juin dernier ne faisait pas ex ception. Dans les salles de mar ché, la question circulait à voix basse depuis plusieurs semaines : sommesnous à l’orée d’une ré cession, ou face à une économie qui résiste mieux que prévu ? La réponse est arrivée sous la forme d’un chiffre : 172 000. C’est le nombre d’em plois créés en mai 2026 par l’économie américaine soit plus dudoubledes 85 000 anticipés par le consensus des écono mistes. Une surprise de l’ampleur de celleci ne passe pas inaperçue. Elle mo difie les probabilités, relance les débats et, surtout, force les investisseurs à reconfi gurer leurs positions. Unmarché de l’emploi qui tient bon, mais avec des failles Les chiffres parlent d’euxmêmes. En mai, les nonfarm payrolls ont progressé de 172 000, le taux de chômage est resté stable à 4,3 %, et les révisions des mois précédents ont ajouté 93 000 emplois sup plémentaires à ce qui avait été initiale ment annoncé en mars étant désormais révisé à 214 000 créations, avril à 179 000. PourGoldmanSachsAssetManagement, ce rapport est un véritable “payroll blo wout”. Pour les économistes deNavyFe deral Credit Union, c’est simplement la confirmation que “la récession de l’em bauche est terminée”. Pourtant, il serait imprudent de ne retenir que ce titre flatteur. Derrière l’indicateur principal se cachent des nuances qui tem pèrent l’enthousiasme. Le taux de recru tements et le taux de démissions restent déprimés, ce que les AngloSaxons ap pellent le “low hire, low fire dynamic”, signe d’un marché du travail qui tourne au ralenti plutôt qu’à plein régime. Plus préoccupant encore : la part des chômeurs de longue durée sans emploi depuis plus de 27 semaines a bondi à 27,5%, contre 20,4%un an plus tôt. Une économie en bonne santé ne produit pas ce genre de statistique. La lecture honnête du marché du travail américainestdonccelled’unedualité:une économie qui créedes emplois concentrés dans la restauration, les loisirs, les collecti vitéslocalesetlasanté—maisdontlamo bilité interne se grippe et dont le segment des travailleurs les plus fragilisés se dété riore silencieusement. Pas de baisse de taux : la Fed reste à l’écart Ce rapport a eu un effet immédiat sur les anticipationsmonétaires, et il est allé dans un sens précis : vers le haut des taux, pas verslebas.Lesrendementsdesobligations duTrésoraméricainà10ansontbondiau dessus de 4,53 % dans les heures suivant la publication, et selon le CME FedWatch Tool, les probabilités de voir la Fed relever encore ses taux d’ici la fin de l’année 2026 ont grimpé à 70%. GoldmanSachs a tran ché:aucunebaissedetauxn’estdésormais attendue cette année. La banque a re poussé ses projections de détente moné taire à juin et décembre 2027. La Réserve fédérale, qui maintient son taux directeur dans une fourchette de 3,503,75 %, est confrontée à un dilemme classique : l’emploi résiste, l’inflation reste audessus de sa cible, et tout assouplisse ment prématuré pourrait rallu mer des pressions inflation nistes que des années de politiquerestrictiveontàpeine domptées.Pourl’investisseur, ce scénario de “higher for longer” des taux élevés sur une durée prolongée — n’est pas neutre. Il com prime les valorisations des actifs de longue duration, pénalise les bilans endettés, et pose une question fondamentale : dans quel typed’actifs cher cherdelaperformance et de laprotectiondans ce contexte ? La diversificationpar les real assets : une réponse structurelle L’environnementactueltauxélevés,infla tionpersistante, incertitudes géopolitiques a ravivé l’intérêt pour ce que les profes sionnelsdelafinanceappellentles“realas sets” : des actifs tangibles dont la valeur ne dépendpas directement des flux de tréso rerie actualisés àun tauxd’intérêt,mais de la rareté, de l’utilité physique ou du statut symbolique. Cette catégorie englobe l’im mobilier, les infrastructures, les matières premières,mais aussi et c’est là où le débat s’enrichit, les métaux précieux et les actifs alternatifs comme l’art. L’or : le refuge qui n’a jamais autant coûté Si l’or est le vieux complice des investis seurs en période de stress, son comporte ment en 2025 et 2026 a dépassé tous les scénarios. L’oncea franchi labarre symbo lique des 5 000 dollars pour la première foisde l’histoire, grimpé jusqu’à5595dol lars avant de connaître en mars 2026 sa pire correctionsurdeux joursdepuis 1983 —une chute de près de 1 200 dollars. Et pourtant, les grandes banques ont ré visé leurs cibles à la hausse après cet épi sode. Goldman Sachs maintient un objectif à 5 400 dollars d’ici fin 2026. J.P. Morgan a publié une fourchette de 6 000 à 6 300 dollars. Yardeni Research évoque 6 000 dollars avant la fin de l’année. En médiane, un sondage Reuters auprès de 30 analystes aboutit à une prévision de 4 746,50 dollars l’oncepour l’ensemblede l’année—laplushaute jamais enregistrée dans ce type d’enquête depuis 2012. Qu’estce qui explique cette trajectoire ? Plusieurs moteurs se cumulent. Les banques centrales des pays émergents continuent d’accumuler de l’or pour ré duire leur dépendance au dollar. La frag mentationgéopolitiqueaccroît laprimede sécurité. La dépréciation tendancielle du dollar américain depuis plusieurs mois rend le métal jaune plus attractif. Et dans unmondeoùlesdettessouverainess’accu mulent et où l’indépendance des banques centrales est parfois mise en doute, l’or in carne une valeur refuge dont aucun gou vernement ne peut décréter la faillite. L’argent : le “turboor” à double usage Si l’or cristallise l’attention, l’argent mérite un regard tout aussi attentifmaispour des raisonsdifférentes.L’onced’argentaatteint un nouveau record historique à 95,34 dol lars en janvier 2026, portéepar une combi naisonrare:desfondamentauxindustriels solides et une demande financière en hausse.Carl’argentn’estpasseulementun métalprécieux,ilestunmétalindustrielin dispensable. Les panneaux solaires, les véhicules élec triques, les semiconducteurs et les appa reils électroniques de toutes sortes en consomment des quantités croissantes. La rigiditédel’offreaveclesminesd’argentqui ne peuvent pas simplement doubler leur production en quelques mois, ceci combi néeàdesstocksphysiquesenbaisseàLon dres et à Shanghai, a créé les conditions d’une tension structurelle sur lemétal. Les prévisions pour 2026 restent ambi tieuses : la BoAet Citigroup voient l’once entre 135 et 170dollarsdansdes scénarios de compressiondu ratioor/argent.Marek Rogalski, analyste chez DM BOŚ, sur nomme d’ailleurs l’argent le “turboor”, unmétal qui amplifie lesmouvementsde l’or dans les deux sens, avec une sensibi lité bien plus grande aux conditions in dustrielles mondiales. Pour un portefeuille, l’argent offre ainsi un profil d’exposition double : protection contre l’incertitudemonétaired’uncôté et exposition à la transition énergétique de l’autre. Une combinaison qui, en théorie, justifie pleinement une allocation dédiée. L’art : un actif de portefeuille à part entière ? La questionpeut sembler iconoclaste dans un article financier. Et pourtant, elle s’im pose avec une légitimité croissante. En 2026, l’art franchit un cap symbolique : sa reconnaissance comme actif d’allocation structurelle, et non plus comme simple passionde collectionneur fortuné. Lemarchémondial de l’art a généré envi ron 59,6 milliards de dollars de ventes en 2025, enhaussede 4%après deux années de recul, selon le rapport Art Basel/UBS. Certes, cette croissance masque une concentration préoccupante : les ventes d’œuvres audessusde10millionsdedol lars ont bondi de 30%, tandis que lemar ché intermédiaire peine. Mais la tendance de fond est claire : banquesprivées, familyoffices et gestion naires de patrimoine intègrent désormais l’art dans leurs modèles d’allocation. Ce qui fait de l’art un actif intéressant d’un point de vue financier tient à plusieurs propriétés spécifiques. Sa corrélation fai ble avec les marchés financiers tradition nels en fait un outil de diversification efficace, particulièrement précieux dans les phases de stress boursier. Sa résistance à l’inflation est documentée sur longue période — les œuvres de référence ten dent à conserver leur valeur réelle. Enfin, les jeunes collectionneurs fortunés allouentdésormaisentre15et30%deleur patrimoine à l’art, un signal fort d’institu tionnalisationdecettepratique.Maislesli mites réelles ne doivent pas être occultées. L’illiquidité est structurelle : uneœuvrene sevendpas enquelques secondes comme uneaction.Lesfraisdetransaction,d’assu rance et de conservation sont significatifs. Et la sélectivité est impitoyable : ce sont les œuvres de grande qualité — artistes éta blis,provenancesirréprochables—quigé nèrent les rendements. Le marché secondaire pour les artistes émergents reste fragile et spéculatif. Mais pour un investisseur disposant d’un hori zonlongetd’unecapacitéàtolérerl’illiqui dité, l’art offre quelque chose que les marchésfinanciersnepeuventpastoujours garantir : une décorrélation véritable, une valeurtangible,etunedurabilitéquitrans cende les cycles économiques. Conclusion : repenser l’allocation dans unmonde incertain Le rapport sur l’emploi devendredi 5 juin n’a pas tranché le débat sur la récession mais il l’a complexifié. Une économie américaine qui crée deux fois plus d’em plois que prévu n’est pas en récession. Mais une économie où les travailleurs de longue durée s’accumulent et où la FED ne peut pas baisser ses taux et où l’infla tion reste collante n’est pas non plus en expansion confortable. Dans ce contexte ambigu, la diversifica tion vers les real assets n’est pas une mode passagère c’est une réponse struc turelle à un régime de marché durable ment différent de celui des années 2010. L’or comme ancre monétaire, l’argent comme pont entre sécurité et industrie, l’art comme réserve de valeur décorrélée : ces actifs ne remplacent pas les actions ou les obligations, mais ils les complè tent d’une façon que les dix dernières années avaient laissé oublier. La vraie question n’est plus “estce qu’on va vers une crise ?” Elle est : “estce que mon portefeuille est construit pour survi vre aux deux scénarios ?” https://luxembourgforfamilyoffice.lu/ Crise ou résilience ? Les marchés à l’épreuve Plusbas Var Plus t Pl bas Var Plus ut Plusbas au30/04 au29/ D Plus ut Plushaut Var au30/04 au29/05 au29/ au3 /04 Plusbas Var au3 /04 au29/ Plusbas Plus ut Var au30/0 au29/ Pl bas Plus aut Var au3 /04 au2 /
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