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Janvier 2020 21 AGEFI Luxembourg Fonds d’investissement U n an après le démarrage de la première structure alternative aux actifs illiquides, Casa4Funds se réjouit d’accumu- ler les succès dans les lancements de Fonds. Véhicules immobiliers, optimisation de non-performing loans, Private Equity, la palette d’investissements est large mais toujours parfaitement maîtrisée. Attaché aux valeurs qui font la dif- férence, RichardMaisse présente les piliers clés d’un lancement et d’une gouvernance réussis dans le monde alternatif. Par RichardMAISSE ,HeadofPrivate Equity&RealEstateetmembredu Comité Exécutif de la société de gestion et AIFM pour fonds de tiers Casa4Funds « Ces cinq dernières semaines », ex- pliqueRichardMaisse,« nousavons orchestrélelancementdedeuxnouvelles structures alternatives. L’une d’elle se spécialise dans les in- vestissements immobiliers, l’autre accueille des investisse- mentsennon-performingloans.Ceciramèneàsixlenombre de nouvelles structures lancées par Casa4Funds depuis un an ».L’hétérogénéitédesinvestissementscouvertsdé- montre le choixde cette sociétédegestionpour fonds de tiers de considérer chaque projet dans son unicité. Eneffet,parmilapalettedesproduitslancésouenlan- cements – « une quinzaine pour 2020 », annonce d’ores et déjàRichard–nous trouvons des véhicules immo- biliers, du private equity, des fonds de fonds actifs danscesdomaines,deladetteprivée,etlalisteestloin d’être exhaustive. De la Finance au service de réalisations concrètes et durables Pour Richard, la Finance s’exprime comme unoutil au service du développement et de la durabilité. « Parmi nos projets récents, se trouve en particulier un fonds de développement durable qui investit en Afrique dans le but de fournir l’accès à l’eau aux plus démunis de cette région », révèle Richard. « Le plus passionnant, c’est le côté absolument concret des réalisations que per- mettent les investissements de nos structures, que ce soient des logements pour vétérans, des logements so- ciaux, des résidences étudiantes, des sociétés innovantes dans des domaines tels que la technologie ou de la bio- technologie, ou encore des initiatives orientées vers le dé- veloppement durable, chaque fonds a une histoire et partage nos valeurs fondamentales. Cette communion de valeurs est primordiale », souligne Richard. Parmileslancementsdestructures,certainsontétéef- fectués au sein de la plateforme RAIFmulti-gestion- nairesdelasociété(white-labelled),d’autressontcréés en nom propre. L’activité ne se limite pas à Luxem- bourg. La société de gestion bénéficie de racines his- toriquesensuisseitalophone.Defait,elletravaillesur lepasseport de sa licenceAIFMen Italiepour accom- pagner des fonds de droit Italien dans leur dévelop- pement et leur gouvernance.Ainsi, une SgR qui souhaitait s’affranchir des contraintes de l’activité de société de gestion pour se concentrer sur son cœur de métier, le conseil et la gestion immobilière, se réjouit de bénéficier des services AIFM et gestion du risque de Casa4Funds. Effervescence des projets, rigueur de l’organisation Lamise en place de ces nouveaux pro- jets s’est accompagnéed’une consoli- dationméthodiquedel’organisation etdelagouvernance.« Enthousias- mésparleprojetimmobiliervi- sant à faciliter l’accès à l’eau à des popula- tions démunies », expose Richard, « etdésireuxdepouvoir accueillir d’autres struc- tures allant dans le sens du développementdurable,nous avonsprisladécisionderédiger,au- près de la CSSF, une demande d’exten- siondenotrelicenceàdesvéhiculesdutype infrastructure.L’exerciceprésenteundoubleavantagedans la mesure où il nous a poussés à revoir encore une fois et à renforcernotredispositifdegouvernance.C’esttoujoursbé- néfique» , apprécieRichard. Entrepris en conjonction avec les vérifications de conformitéaveclaCirculaire18/698,cechantieraper- mis une réécriture des procédures au regard des en- jeux des fonds actuels et futurs, y compris les projets infrastructureàvenir.« Nousavonsveilléparticulièrement à ce que l’accent soit mis sur la consolidation de la politique devalorisation »,souligneRichardqui,commetoutcer- tifié RICS (Royal Institution of Chartered Surveyors), semontreattentifauxméthodesetauxoutilsdevalo- risationdes véhicules d’investissement. L’équipe qui compte désormais trente collabora- teurs à Luxembourg et cinq à Lugano est parfaite- ment organisée pour offrir la substance requise à l’ensemble des structures sous gestion et présenter des standards de gouvernancedenature à satisfaire les initiateurs les plus exigeants. « Néanmoins, la gou- vernance ne saurait s’absoudre de la proximité avec nos partenaires, dépositaires et agents valorisateurs, en parti- culier », décrit Richard. Cette proximité avec les au- tres acteurs de la vie des fonds est primordiale pour la société de gestion, pour le bon exercice de l’en- semble de ses fonctions de gestion des risques et ce, depuis toujours. Les partenaires eux-mêmes l’ap- précient et n’hésitent pas à recommander cette so- ciété comme partenaire AIFM à leurs clients ou prospects. Cet éco-systèmevertueuxoffredes condi- tions d’incubation et de développement idéales pour les fonds sous gestion. Accueillir et accompagner les «first-timers» Bien que la société ait plusieurs fonds historiques dans son portefeuille UCITS, elle attire particulière- ment, dans le domaine alternatif, des initiateurs sou- haitantlancerleurpremièrestructureàLuxembourg. Dans ce contexte, l’approche initialedu client est pri- mordiale.Lasociétésepositionnecommel’architecte duprojetquiassumeral’ensembledesresponsabilités de l’AIFM, mais aussi coordonnera les travaux de l’administration centrale, du dépositaire, du conseil en investissement et des évaluateurs externes. Les «first-timers» ont ceci de particulier qu’ils ont be- soind’intégrer les enjeuxde leur projet, les liens entre les différents prestataires, mais aussi leur rôle au sein de la structure. « Nous leur expliquons les interactions à touslesniveaux,leursrôlesetattributionsauseindel’organe de gouvernance, vis-à-vis du fonds et de l’AIFM .» La so- ciété de gestion leur propose une équipe composée d’une banque dépositaire, d’une administration cen- trale, d’un auditeur et éventuellement du support d’un réseaude distribution qui, d’expérience, corres- pondront lemieux aux spécificités de leur projet. Richard le remarque, « les initiateurs qui se lancent dans les fonds ont besoin de bien comprendre la façon dont cela fonctionne, à Luxembourg, pour eux. Les décisionnaires, via le Board ou leGeneral Partner, ce sont eux et ils consti- tuent un organe de gouvernance. L’AIFM correspond à la strate de gouvernance et de substance du fonds, le ga- rant des intérêts des investisseurs. Entre les deux, le co- mité d’investissements, au sein de l’AIFM, approuvera ou réfutera les propositions d’investissements au travers d’une analyse de conformité à la politique d’investisse- ments et d’une analyse des risques mais également de l’analyse de la structuration, du prix et des rendements futurs, en amont de toute transaction ». Écoute, compréhension, optimisation, gouvernance L’on-boarding d’un fonds alternatif aux actifs illi- quides passe inévitablement par ces quatre actions clés. Richard souligne le rôle de conseil auprès de l’initiateur, dans le cadre dumontage de la solution proposée. « Le plus important, c’est l’écoute des souhaits de l’initiateur, la compréhension du projet dans toute son originalité et son essence. Dès lors, on peut expliquer pré- cisément au client les possibilités qui s’offrent à lui et par- fois, il en vient à adapter son projet afin de l’optimiser en profitant de notre retour d’expérience.» Certaines adaptations visent à optimiser le taux de rendement interne futur des investissements. Les choix d’un fonds ouvert ou fermé, de ‘buffer cash’ (pochede trésorerie résiduellepour faire face auxde- mandes de rachats) éventuel, de structure des inves- tissements, sont explicités sous l’éclairagede lavision d’ensemble apportée par l’AIFM. Parmi les outils of- fertsaudécisionnaire,Richardprésenteégalement« le panel des quatre offres conjointes, non seulement l’AIFM mais aussi des propositions, sous forme de RFP ( Request for Proposal ) des banques dépositaires, administrations centrales,compagniesd’auditpré-sélectionnées» .L’ensem- bledesservicesetdesfraisestrécapitulédansunema- trice dont les variables discrétionnaires restantes sont lesfraisduGPetlesactifssousgestion.L’initiateurvoit alors concrètement la totalitédes frais et constate clai- rement les perspectives liées à son projet. « La pédago- gie », affirme Richard, « est un aspect primordial d’un montageréussi.Lefirsttimerabesoindecomprendrepréci- sémentlesservicesquel’AIFMoffreencontrepartiedelaré- munération et, plus largement, les rôles de chacun des ac- teursdelaviedufonds.Nousleurprésentonsunemapcom- plète où les relations, les rôles et les responsabilités sont clairement matérialisés. Ainsi, le client est parfaitement in- formé sur l’ensemble de son projet.» Danscemétieroùchaqueprojetestlerésultatdel’ana- lysepassionnéed’unouplusieursinitiateurs,Richard croit particulièrement en laqualitédes relations inter- personnellescommelecimentd’unlancementréussi. « Écouter,c’estaussiparfoisredirigerleclientversunesolu- tion différente du projet initial », admet Richard. « C’est ainsi que certains de nos clients, qui avaient au départ sou- haité une structure en nom propre, ont finalement décidé, au vu des volumes de départ modestes, d’héberger leur pre- miercompartimentdansnotrestructurealternative‘Renta compartment’qui accueille les projets en incubateur .» Au quotidien, tous les fonds dont ils agissent comme société de gestion bénéficient des mêmes standards de gouvernance. L’approche de contrôle des risques est scrupuleusement détailléedès lepre- mier jour. Elle englobe en particulier les contrôles d’investment compliance en amont de chaque in- vestissement, l’AML / KYC et KYD, les due dili- gences, les contrôles de valorisation. Une gestion des risques sur mesure Créée initialement comme une société de gestion pour fonds UCITS, l’offre et l’expertise de la société se sont étoffées pour accompagner les véhicules al- ternatifs en actifs illiquides dans toutes leurs spéci- ficités. « Nous avons développé pour chacun de nos fonds alternatifs des méthodes de gestion des risques sur me- sure », indique Richard. La customisation des ser- vices est depuis toujours dans l’ADN de la société. Conscients que dans le domaine alternatif, il n’y a pasdeplacepour le ‘one-size-fits-all’, ils considèrent cette individualisationde lagestion commeprimor- diale, en particulier pour des orientations d’inves- tissements immobiliers ou en private equity. S’inscrire dans l’excellence Luxembourgeoise Approchés par de nombreux asset managers du Royaume Uni, prospectant pour une solution pé- renne face à l’incertitude liée auBrexit, Casa4Funds propose une structure de fonds on-shore leur per- mettant degarder leur statut de conseillers en inves- tissement. L’offre, dont le seul changement significatif est la domiciliation du fonds, de UK à Luxembourg, plaît largement. Confrontés à la concurrence d’une offre provenant de l’Irlande, la société fait valoir l’excellenceLuxembourgeoise, qui au-delà de ses infrastructures, de l’appui des pou- voirs publics et des institutions de Place, bénéficie aussi d’une reconnaissance globale au niveau de la distribution des fonds. Richard le souligne, « le code ISIN LU- est reconnu au niveau mondial comme une marque de qualité et touche un large public, ce qui, sans doute possible, favorise les fonds qui choisissent leGrand- Duché comme domicile. Forts d’un réseaude distributeurs auKYDavéré, auxquels nous pouvons référer nos clients pour un support dans leur effort de collecte, nous sommes fiers de nous inscrire dans l’excellence et la compétitivité de l’industrie des fonds Luxembourgeoise ». Fonds immobiliers & Private Equity: Construire, ensemble L a confiance des assureurs dans l’at- teinte de leurs performances atten- dues a chuté pour la deuxième année consécutive, l’Enquête Schroders Institu- tional Investor Study 2019 ayant conclu que ce n’est qu’avec un optimisme en demi-teinte qu’ils pensent réaliser leurs objectifs d’investissement. L’enquête - réalisée auprès de 156 assureurs dans 20 pays à travers le monde, couvrant 9.800 mil- liards de dollars d’actifs - a identifié que seuls 51% des assureurs prévoient d’atteindre leurs anticipa- tions de performance, contre 54% en 2018 et un niveau nettement supérieur (61%) en 2017. Cette évolution reflète une conjoncture macroéco- nomique plus incertaine, alors que les assureurs s’attendent de plus enplus à ce que les événements politiques etmondiaux, ainsi que le ralentissement économique mondiale, influent sur les perfor- mances d’investissement. Malgré ces défis, 57% des assureurs prévoient d’obtenir des rendements sur investissement moyens de 5-9% annualisés au cours des cinq années à venir, soit la même proportion qu’il y a un an, bien qu’inférieure aux 65% enregistrés en 2017. En fait, les assureurs ont été en moyenne la catégorie la moins optimiste des investisseurs ins- titutionnels interrogés. Par ailleurs, 70% des assureurs étaient disposés à adopter de nouveaux instruments financiers ou classes d’actifs, contre 66% il y a un an. Cette ten- dance de diversification est confortée par le fait que 36% s’attendent à augmenter leurs allocations aux actifs privés de plus de 5% sur les trois ans à venir, cette évolution s’expliquant essentiellement par la nécessité de diversifier leurs portefeuilles et de générer des rendements plus élevés. Au sein des actifs privés, le private equity et les actions d’infrastructures devraient générer les ren- dements les plus élevés au cours des 12 prochains mois. De plus, la dette privée et le private equity sont les classes d’actifs que les assureurs comptent allouer le plus sur un horizond’aumoins trois ans. Le développement durable fait également l’objet d’une attention croissante pour les assureurs dont plus de 78% s’attendent à ce qu’il joue un plus grand rôle au sein de leurs portefeuilles dans les cinq ans à venir. Le changement climatique est désormais considéré comme la plus importante priorité d’engagement, avant la stratégie d’entreprise, la fraude et la cor- ruption, reflétant la plus grande attention portée par les régulateurs sur la façon dont les assureurs gèrent les risques liés au développement durable. Gavin Ralston, Head of Insurance Asset Management chez Schroders, déclare : «On peut pardonner aux assureurs d’avoir une forte impres- sion de déjà vu à l’approche de 2020. Nombre des mêmes incertitudes géopolitiques qu’il y a un an restent d’actualité et il ne fait guère de doute que cela continue à éroder leur confiance dans l’inves- tissement.» «Il est néanmoins encourageant que, malgré ces défis, les assureurs n’aient pas peur de diversifier leurs portefeuilles d’investissement. Les actifs pri- vés - en particulier le private equity et les actions d’infrastructures - sont de plus en plus demandés, sans compter le soutien supplémentaire procuré car l’amélioration du traitement du capital en Europe pour les placements à long terme en actions. De même, les résultats de cette enquête soulignent que l’accent mis sur le développement durable n’est pas un engouement passager. Il va perdurer chez les régulateurs et les assureurs, ce dont les gestionnaires d’actifs doivent prendre note. Il leur incombe de collaborer avec leur clien- tèle d’assurance pour l’aider à surfer sur cette incertaine conjoncture économique, tout en répon- dant à ses objectifs d’investissement en actifs privés et durable.» La confiance des assureurs dans l’investissement continue de reculer 31/12/2019 1,1220 35,95 5,85 1,74 21,96 0,3428 0,0691 6,6617 2,1900 43641 517 18,04 29/11/2019 1,1011 36,64 5,96 1,78 2,00 0,3320 0,0733 7,0672 2,2800 42524 384 13,15 DIFF% 1,90% -1,86% -1,86% -1,86% -1,86% 3,24% -5,74% -5,74% -3,95% 2,36% 4,39% 6,37% $ LUF/BEF FRF DEM NLG EUR EUR EUR $ EUR EUR $ Ce tableau de bord, une exclusivité d'AGEFI Luxembourg, permet au lecteur : 1° de convertir le dollar dans son ancienne devise; 2° de connaître le coût de production de plusieurs produits pétroliers en euro, à comparer avec le prix au détail. 3° de connaître le prix de l’or et de l’argent en kilo et en euros. EUR 1= $1= $1= $1= $1= Pétrole brut (coût de production): 1 litre= Gaz naturel: 1m 3 = Gaz naturel: 1MWh= Gaznaturel:1MMbtu= Or: 1 Kg= Argent: 1 Kg= Argent: 1 oz= - = le dollar augmente par rapport à l'euro, (+) = l'anciennedeviseaugmenteparrapportau$ Francs luxembourgeois/belges Francs français DeutscheMarks Gulden (florins) West Texas Intermediate (prix en euro par litre) NaturalgasHenryHub(prixeneuroparm 3 ) NaturalgasHenryHub(prixeneuroparMWh) NaturalgasHenryHub(prixen$parMMbtu) Fixing$deLondresaprès-midi(prixeneuroparkg) Fixing $ de Londres (prix en euro par kg) Fixing $ de Londres (prix en $ paronce) TABLEAUDEBORD AGEFILuxembourg
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