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AGEFI Luxembourg 18 Janvier 2020 Fonds d’investissement F in 2018, les investisseurs s'at- tendaient à ce que la hausse des taux d'intérêt américains se poursuive. Mais le revirement de la poli- tiquemonétaire de la Fed a été l'undes principaux fac- teurs qui ont fait grimper les marchés en 2019 et permis aux investisseurs de ne pas prêter attention à la faiblesse des bé- néfices de la plupart des entre- prises, écrit KeithWade (cf. portrait), chef économiste chez Schroders, dans son article intitulé ' Strategy note 2020: reality bites? '. Cette année, les investis- seursserendent-ilscompte quelesprévisionsdebéné- fices restentmaigrichonnes ?Deplus, lesmarchésbour- siers semblent déjà avoir intégré une reprise économique dans les cours. À défaut d'une augmentation significative de la liquidité et d'une revalorisation des marchés, il est vraisemblable que les rendements resteront limités durant cette année boursière. L'assouplissementmonétaire a éclipsé la faiblesse des bénéfices des entreprises Si les investisseurs ont pu ignorer la fai- blesse des bénéfices des entreprises en 2019, c’est parce que les marchés ont rebondi grâce à l'assouplissement de la politiquemonétaire appliqué par la Réserve fédérale américaine et par d'autres banques centrales. La Fed n'était pas seule à la manœuvre, puisque la BCE a égale- ment relancé l'assouplissement quantitatif. Au total, 56 banques centrales ont baissé les taux d'intérêt à 129 reprises. Une politique monétaire plus large n’entraîne pas toujours une revalorisationdesmarchés. Lorsque la baisse des taux d'intérêt s'accom- pagne d'un tassement de la croissance, cela peut faire chuter les cours. Le Japon en est un bel exemple. La banque centrale japonaise mène une politique large, mais cela n'a pas induit une hausse des marchés boursiers parce que les prévisions de croissance ont diminué. Deux facteurs ont fait grimper lesmarchés boursiers Le retournement de situationdont lesmarchés bour- siers ont bénéficié fin2019 était dûàdeux facteurs. Le premier est la capacité de résilience de l'économie américaine. Les dépenses de consommation ne pré- sentent toujours aucun signe d’essoufflement. Elles soutiennent la croissance et ont aidé à surmonter les craintesderécession.Lesdépensesdesménagespour- raient être la bonne surprise de 2020 aussi. Le deuxième facteur est la diminution des tensions commercialesentrelesÉtats-UnisetlaChine.Lapers- pective d'un premier accord a contribué à apaiser la crainte d'une guerre commerciale totale. Les écono- mistes de Schroders s'attendent à ce qu’en 2020, le président Trump se préoccupe plus des démocrates que des Chinois. Cela préluderait à un apaisement des tensions internationales. D'autres risques géopo- litiques pourraient rester élevés, notamment en rap- port avec leMoyen-Orient, HongKong et le Brexit. Risques géopolitiques et prévisions de bénéfices enberne Les prévisions de Schroders sont centrées sur une croissance régulière, une politiquemonétaire large et unedétentedanslesrelationsentrelesÉtats-Unisetla Chine. Ces éléments devraient avoir un effet positif sur les investissements à risque. Mais diverses menaces planent sur ce scénario favorable. Outre les risquesgéopolitiques,ilyaleproblèmedelafaiblesse des bénéfices des entreprises. Malgrél’améliorationdesprévisionsdecroissancede l’économiemondiale, les prévisions de bénéfices res- tent faibles aux États-Unis. Schroders prévoit une baisse des bénéfices des entreprises en 2020 et 2021 à causede lapression croissante exercée sur lesmarges par la hausse des salaires. De plus, lesmarchés bour- siers semblent avoir déjà intégré une reprise écono- mique dans les cours. À défaut d'une augmentation significative de la liquidité et de nouvelles revalorisa- tions, les rendements resteront sans doute limités. Dans l'ensemble, cela pourrait se traduire par une année plusmodérée pour lesmarchés boursiers. Lesmarchés boursiers pataugent 2020 sera-t-elle l'année où les investisseurs vont tenir compte des prévisions de bénéfices en berne ? Cela offriraaussidesopportunitésauxentreprisesquiaffi- chent des perspectives de croissance saines, car elles surperformeront les entreprises cycliques. Les inves- tisseurs doivent rechercher des thèmes porteurs de croissance dans un contexte difficile. Il suffira peut- être de laisser les marchés boursiers patauger, étant donné qu’il ne faut pas s'attendre à une concurrence desmarchés obligataires. Le rendement limité en 2020 à cause des maigres prévisions de bénéfices? By Winnie KWAN, Chris THOMSEN& Brad FREER, Equity portfolio managers at Capital Group T he U.S. and China appear to be on the verge of setting aside some of their trade differences. India and Brazil are tackling reforms to boost eco- nomic growth. Innovation is flourishing for mobile-based services and payment platforms in developing countries. And a risingmiddle class in Asia is stok- ing demand for consumer goods. Plus,Chinaispressingaheadwiththede- velopment of its semiconductor industry, 5G and higher end manufacturing, pre- sentingopportunities to invest in compa- nies that can support those ambitions. «There are structural growth trends in developing countries that look sustain- able amid all of these geopolitical ten- sions,» says portfolio manager Brad Freer. «In this environment, I’ve been casting a wide net to find companies that don’t rely on government policies for growth, as well as those that are disrupting tra- ditional business models with better technology and lower costs.» China’s consumer economy is a long-termplay Trade frictions aside, China is home to the world’s largest consumer base. E-commerce juggernautAlibaba racked up $38 billion of sales during its 11 No- vember Singles’ Day event, underscor- ing the strength of Chinese consumers and their growing role in the country’s economic growth. Consumption now accounts for approximately 60% of China’s gross domestic product. «China has a middle class of 420 mil- lion people that’s very tech savvy. These are consumers who are comfort- able usingmobile phones tomake their lives more efficient,» says portfolio manager Winnie Kwan. «As a result, there is a lot of innovationwithinChina to meet that demand.» Alibaba, along with powerhouse Ten- cent, are prime examples. Both have grown rapidly this past decade to be- come among the most valuable tech- nology companies in the world. Now there is a secondwave of Chinese inter- net firms run by well-educated, Eng- lish-speaking entrepreneurs with global ambitions. There are many ways to invest along- side the Chinese consumer. Kweichow Moutai is far from a house- hold name outside of China, but it be- came the world’s largest spirits com- pany bymarket value after its stock sky- rocketed in 2019. Airport operators Shanghai Airport and Guangzhou Baiyun International are beneficiaries of robust travel demand. Meanwhile, homegrown companies in the food, ap- parel and retail industries are gaining traction with Chinese consumers. «Consumer trust in mainland Chinese brands continues to grow, and some of these companies may eventually replace U.S. or European brands,»Kwan says. Disruption is creating newgrowth opportunities There are plenty of disruptive businesses in emergingmarkets outside of China. In just three years, Indian conglomerate Re- liance Industries has built one of the world’s largest telecommunications net- works with approximately 350 million mobile phone users in India. Its next act: the rollout of ane-commerceplatformfor small businesses and the launch of a broadband network. Reliance’s ambitions highlight India’s evolution into a more technologically- connected culture. «The digitization of India’s economy is creating the potential for some longer termgrowth opportuni- ties,»Freersays.«Forinstance,Facebook’s instantmessaging serviceWhatsApphas piggybacked off the explosive growth of mobile phone adoption and now has more than 400 million users. However, Facebook is just in the early stages of try- ing tomonetize on that growth.» HDFC Bank and Kotak Mahindra Bank are leveraging technology to make faster lendingdecisions and reach customers in rural areas through mobile apps, Freer adds. This positions them well against state-owned banks. Meanwhile, Brazil is seeing a newwave of innovation at a time when President Jair Bolsonaro is pushing a deregulatory agenda to revive growth in LatinAmer- ica’s largest economy. Brazil is still in the early stages of a migration from a cash economy to one with mostly digital transactions. PagSeguroandStoneCo.havedeveloped payment processing platforms to help themcompetewithBrazil’sbiggestbanks, while e-commerce firmMercadoLibre is growing at an impressive clip. «In terms of e-commerce sales anddigital payments, Brazil has away togobefore it catches upwith China or the U.S.,» Freer continues. «Growth in these markets shouldleadtootherinvestmentopportu- nities related to cloud computing and in- frastructure needs such as roads, ware- houses andports.» Look for companies riding secular tailwinds inEM Theglobaleconomyhasslowed,butthere are companies that look well-positioned to take advantage of long-term trends within emerging markets that have not loststeam,accordingtoportfoliomanager Chris Thomsen. For example: - Asia’s air market remains robust. Com- panies that cansupplyplanes andrelated parts stand to benefit. - China is ramping up its semiconductor industryand5Gtelecommunicationsnet- work.Establishedchipmanufacturersare well-positioned to supply that demand. - Chinese natural gas companies are ben- efiting from China’s shift from coal and the growth of citieswithin the country. «I’m looking to invest in companies that are dominant in their sector and have an opportunitytoexpandtheirmarketshare because they are supplying a need unaf- fected by macro headwinds and geopo- litical uncertainties,» Thomsen says. «If wegetaresolutiontotheU.S.-Chinatrade war and some additional fiscal stimulus fromChinaandEurope,thiscouldfurther help companies that we find attractive at current valuations.» Forget about trade, Chinese consumers are the key A u 30 novembre 2019, le patrimoine global net des organismes de place- ment collectif, comprenant lesOPC soumis à la Loi de 2010, les fonds d’investis- sement spécialisés et les SICAR, s’est élevé à EUR4.669,701milliards contre EUR4.577,890 milliards au 31 octobre 2019, soit une aug- mentationde 2,01%sur unmois. Considéré sur la période des douze derniersmois écou- lés, le volume des actifs nets est en augmen- tationde 11,39%. L’industriedesOPC luxembourgeois adonc enregis- tré au mois de novembre une variation positive se chiffrant à EUR 91,811milliards. Cette augmentation représente le solde des émissions nettes positives à concurrence d’EUR 20,985 milliards (+0,46%) et de l’évolutionfavorabledesmarchésfinanciersàconcur- rence d’EUR70,826milliards (+1,55%). Le nombre des organismes de placement collectif (OPC)prisenconsidérationestde3.779parrapportà 3.785 le mois précédent. 2.476 entités ont adopté une structureàcompartimentsmultiplescequireprésente 13.524 compartiments. En y ajoutant les 1.303 entités àstructureclassique,autotal14.827unitéssontactives sur la place financière. Concernant d’une part l’impact des marchés finan- ciers sur les principales catégories des organismes de placementcollectifetd’autrepartl’investissementnet encapitaldanscesmêmesOPC,lesfaitssuivantssont à relever pour le mois de novembre. L’attente des investisseurs sur un accord sino-américain sur le commerce a dominé les marchés financiers, entraî- nant à la hausse la plupart des marchés d’actions. Au niveau des pays développés, la catégorie d’OPC àactionseuropéennesaaffichéuneperformanceposi- tivedansuncontextemarquépardessignesdestabi- lisationdeschiffresmacroéconomiquesenEurope,de l’espoird’unarrangementprochaindanslesnégocia- tions commerciales entre la Chine et les États-Unis et delaperspectived’unerenonciationàdestaxesdoua- nières additionnelles sur les voitures européennes exportées auxEtatsUnis. Lacatégoried’OPCàactionsaméricainesaégalement réaliséuneperformancepositivesousl’impulsionsur- tout de résultats d’entreprise au-dessus des anticipa- tions,desprogrèsdanslesnégociationscommerciales sino- 2 américaines et de l’appréciation de l’USDpar rapport à l’EUR. Malgré des chiffres macroécono- miquesmitigésauJapon,lacatégoried’OPCàactions japonaisess’estdéveloppéepositivementsurfondde l’apaisement des tensions commerciales. Au niveau des pays émergents, la catégorie d’OPC à actions d’Asie a dégagé en somme une hausse des cours face principalement aux progrès réalisés dans les négociations commerciales entre la Chine et les États-Unis, et ceci en dépit des problèmes géopoli- tiques dans la région. Les données macroécono- miquesfavorablesenRussieetl’appréciationduRUB parrapportàl’EURontalimentélemouvementhaus- sier de la catégorie d’OPC à actions de l’Europe de l’Est. Les problèmes politiques dans certains pays de l’Amérique latine, les données macroéconomiques mitigéesetladépréciationdesprincipalesdevisessud- américainesexpliquentlaperformancenégativedela catégorie d’OPCà actions d’Amérique latine. Aucoursdumoisdenovembre les catégoriesd’OPC à revenu variable ont globalement affiché un inves- tissement net en capital positif. Sur lesmarchés obligataires des pays développés, les rendements des obligations d’Etat de part et d’autre de l’Atlantique ont connu unmouvement de hausse face principalement à un regain d'appétit des inves- tisseurs pour les actifs plus risqués dans un contexte marquéparunapaisementdestensionscommerciales sino-américainesetlacontinuitédespolitiquesmoné- taires accommodantes. Les rendements des obligations d’entreprises euro- péennes ont suivi cemouvement à la hausse de sorte qu’en somme la catégorie d’OPC à obligations libel- lées en EUR a subi une baisse des cours. La perfor- mance globalement négative des obligations enUSD aétéplusquecompenséeparl’appréciationdel’USD par rapport à l’EUR, ce qui a permis à la catégorie d’OPC à obligations libellées en USD de terminer le mois en territoire positif. La catégoried’OPCàobligationsdespays émergents apeubougé sur lemois sous revue, sous l’effet d’une partdesavancéesdanslesnégociationscommerciales entrelaChineetlesEtats-Unisetd’autrepartdespro- blèmes politiques dans certains pays émergents. Aucoursdumoisdenovembre les catégoriesd’OPC à revenu fixe ont globalement affiché un investisse- ment net en capital positif. Source : CSSF Situation globale des organismes de placement collectif
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