Agefi Luxembourg - janvier 2026

PRIX DU NUMÉRO : € 5,50 Le Journal Financier de Luxembourg NUMERO 01/407 ISSN1561-8366 www.agefi.lu 41, Zone Industrielle, L-8287 Kehlen (Luxembourg) Tel: +352 305757 1 - Email: agefi@agefi.lu JANVIER 2026 valuepartners.lu Comprehensive solutions for the alternative investment funds industry Sommaire t Économie / Banques Les préférences du Président (Philippe LEDENT, ING) p.2 Perspectives économiques 2026 : Temps clair mais gardez vos ceintures attachées (IsabelleMATEOS y LAGO, BNP Paribas) p.5 Securitization in Pan-Europe: Key drivers in 2025 and outlook for 2026 (Alexander KASTENDEUCH, Patrick LOCH, EY) p.7 t Fonds d’investissement Où placer son argent en 2026 ? (Christopher DEMBIK, Pictet AM) p.14 Luxembourg: The New Command Center for Private Equity Value Creation (Laurent CAPOLAGHI, Thomas FOULON, Aude de ROQUANCOURT, EY) p.15 Evolution, not Revolution: the new CSSF Circular 25/901 (Marcel BARTNIK, Dupont Partners) p.21 t Droit / Emploi Homeworking in Luxembourg: Current tax and social security considerations (Julien LAMOTTE, ChristelleWACK, Deloitte) p.29 European Business Leaders Double Down onAI and Hiring (ResearchAccenture) p.32 t Informatique financière New GDPR procedural rules published (Vincent WELLENS, Ottavio COVOLO, Jill VAN OVERBEKE, NautaDutilh) p.38 Cybersecurity : que nous réserve l’année 2026 ? (ESET Research) p.39 Sommaire détaillé en page 2 " ! -(+%%& 9 : Par Lilia PEYTAVIN, Stratège des marchés mondiaux, J.P. MorganAsset Management L ’année 2026 s’annonce sous le signe d’un envi- ronnement macroécono- mique favorable aux actifs risqués. Les politiques bud- gétaire et monétaire devraient continuer à ali- menter l’économie, d’une manière presque iné- dite. Jamais auparavant nous n’avions observé des déficits budgétaires ou des baisses de taux de cette ampleur en dehors d’une récession. Début 2026, les citoyens américains ressentiront les effets directs du stimulus fiscal, avec le ver- sement de crédits d’impôt importants grâce au « One Big Beautiful Bill ». En Europe, la poli- tique budgétaire vit un véritable changement de paradigme. Le déficit allemand devrait atteindre 4% cette année, un stimulus jamais vu depuis la réunification en 1990. Dans le reste de l’Europe, ce sont surtout les dépenses militaires qui vont fortement augmenter, pour atteindre 3,5 % du PIB d’ici 2035. L’Asie n’est pas en reste et les déficits devraient également se creuser au Japon, qui a un nouveau gouvernement. Les banques centrales demeurent sous forte pression politique afin de « financer » ces dépenses. Au mois de mai, le président Trump nommera un nouveau président à la Fed, lequel devrait ramener le taux directeur vers un niveau « neutre », estimé autour de 3 %. Globalement, avec toujours plus de carburant injecté dans le moteur économique, l’activité mondiale devrait retrouver de l’élan et s’élargir régionalement en 2026. Nous recommandons une allocation modé- rément pro-risque sur les actifs. Les actions sont attractives, et ont tendance à surperfor- mer en fin de cycle lorsque la profitabilité est élevée. De plus, les valorisations des actions peuvent facilement s’envoler au- dessus des moyennes contraire- ment aux valorisations du crédit (les écarts de taux ne peuvent pas se resserrer à l’infini). Ensuite, les fins de cycle peuvent durer longtemps et être sous-in- vesti coûte cher. Historique- ment, sur les 12 derniers chocs de marché, un portefeuille di- versifié (60 % actions, 40 % obligations) a surper- formé le cash dans 75 % des cas l’année suivante, et dans 100 % des cas sur trois ans. Toutefois, il y a une modération dans notre opti- misme pour 2026. Les valorisations du marché action sont historiquement élevées et suggèrent un potentiel de hausse plus modéré qu’en 2025. À 22x les bénéfices attendus à 12 mois, le S&P 500 se situe à son 96 e percentile de valorisa- tion sur 20 ans. Par ailleurs, le stimulus « de temps de paix » que nous anticipons n’est pas sans risques. L’histoire montre qu’un excès de stimulus peut générer soit de l’inflation (comme dans les années 1970 ou au début des années 2020), soit des bulles d’actifs (années 1920, 1990). Il s’agit donc de gérer un potentiel déraillement. Suite en page 3 Perspectives d’investissement pour 2026 : Les moteurs des marchés Key Takeaways: - The PwC Business Barometer recorded a -1 score in December, after the +1 in November, mainly driven by sticky inflation and uncertain global outlook. - In Luxembourg, business confidence remain subdued despite solid GDP growth and a strengthening labour market, as persistent inflation and structural cost pressures continue to weigh on sentiment. - In the Euro Area, business confidence is weakening despite stable inflation and unchanged ECB policy, as softer growth momentum and rising political uncertainty weigh on investment sentiment. - Global business confidence is caught between cautious optimism driven by the Federal Reserve’s December rate cut and mounting uncertainty stemming from escalating geopo- litical tensions and domestic political risks in the United States. Confidence loses momentum as geopolitical risks intensify Read more on page 5 www.pwc.lu ÉDITORIAL par Adelin REMY, Éditeur 2 025 a été une année meil- leure avec la confirmation de la baisse des taux d’intérêt et de celle des prix du pétrole et du gaz, toutes choses positives pour les consommateurs. Et la hausse de toutes les bourses et de l’or (1) , excellente pour les investisseurs. Croissance et revenus EU-USA 2026 pourrait connaître une crois- sance réelle moindre (3,1 % selon le FMI et l’OCDE) que 2025 (3,2 %). Ceci donnerait un écart de croissance réelle du PIB entre l’Union européenne (UE) (+1,5 % en 2026 selon la Commission européenne) et les États- Unis (+2-2,1 % selon le FMI), d’au mieux 0,5 %. Ce type d’écart de croissance ne s’était plus vu depuis 2010 (2) . Si cet écart se réalise, ceci nous éloigne de l’écart moyen de 4,7 % calculé par Bruegel (2) pour les années 2008 à 2023. Ce chiffre a un impact cumu- latif sur le revenu nominal par habitant dans l’UE comparé aux États-Unis puisque sur la même période le revenu du citoyen américain en 2023 est devenu le double (100 %) du revenu du citoyen européen alors qu’il était seulement 30 % au-dessus de celui-ci en 2008. Dettes publiques record partout dans le monde Les dettes publiques sont à des niveaux record en Europe (Italie, France, Belgique, Espagne, Royaume-Uni…), en Amérique (États-Unis, Canada…), en Afrique et au Japon. 17 pays ont une dette publique supérieure à 100 % de leur PIB. Plusieurs d’entre eux ont une majorité parlementaire fragile qui peine à prendre les mesures indispensables pour réduire la dette. Les deux guerres ne sont pas finies Entre de rares cessez-le-feu, les deux guerres ne sont pas finies. Les effets pour les pays concer- nés sont terribles et il est de plus en plus difficile de comprendre pourquoi les plans de paix n’ont pas encore été concrétisés. La liberté d’expression L’opinion publique semble de plus en plus curieuse face à ces tragédies et aux informations qui lui sont données, compte tenu de l’effort important qui lui est demandé pour financer ces deux guerres. De plus en plus, elle fait le tri entre les nouvelles des grandes chaînes internatio- nales et celles d’autres médias et des médias alternatifs. Comment avoir une vision complète des guerres sans regarder aussi Al Jazeera (indisponible en anglais par le câble dans beaucoup de pays d’Europe), i24NEWS (Israel, indisponible en anglais par le câble dans beaucoup de pays d’Europe), Russia Today et Sputnik (bannies en France en avril 2017 par le président Macron pour sa campagne électorale et dans les 27 pays de l’UE le 27 février 2022 par la présidente Ursula von der Leyen), Ukraine Today (indispo- nible en anglais par le câble dans tous les pays d’Europe). Il s’agit bien de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme. Et la difficulté de s’informer convenablement met en danger la santé des chaînes câblées puisque YouTube et X voient leurs audiences exploser à leur détriment, probablement défini- tivement dans la génération Z. Nos vœux pour 2026 Que 2026 nous amène une croissance forte et équilibrée, un revenu par tête d’habitant dans l’UE plus proche de celui des Américains, la fin annoncée des deux guerres et le renforcement de la liberté d’expression indispensable pour mieux comprendre l’opinion des autres pays, leurs traditions et leur histoire ainsi que les poli- tiques européennes et internationales. (1) -19,94 % pour le WTI (pétrole), -3,66 % pour le gaz, +- 0,76 % pour le taux des Fed Funds et -1,00 % pour celui de la Banque centrale européenne, +12,97 % pour le S&P500, +19,04 % pour l’Euro Stoxx 50, +64,93 % pour l’or (2) Zsolt Darvas, “The European Union’s remarkable growth performance relative to the United States”, Bruegel, Brussels 26 October 2023 https://www.bruegel.org/analysis/european-unions- remarkable-growth-performance-relative-united-states 2026, incertitudes et espoirs The Monthly PwC Barometer (FRQRPLF &RQILGHQFH LQGLFDWRU LQ FROODERUDWLRQ ZLWK $*(), /X[HPERXUJ 5(*8/$725< &203/Ζ$1&( 6(17Ζ1(/ www.deloitte.lu Lire enpage11 Vilret & Partners Avocats www.vilret-partners.lu NEW

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