Agefi Luxembourg - juillet août 2026

PRIX DU NUMÉRO : € 5,50 Le Journal Financier de Luxembourg NUMERO 07/413 ISSN1561-8366 www.agefi.lu 41, Zone Industrielle, L-8287 Kehlen (Luxembourg) Tel: +352 305757 1 - Email: agefi@agefi.lu JUILLET / AOÛT 2026 valuepartners.lu Comprehensive solutions for the alternative investment funds industry Sommaire t Économie L’économie mondiale à la mitemps : le match reste ouvert (Philippe LEDENT, ING) p.2 Confiance sous pression, réformes en attente (Baromètre de l’Économie du 1 er semestre 2026 de la Chambre de Commerce) p.5 t Banques &Assurances L’IAdans l’assurance : lorsque la gouvernance devient un avantage concurrentiel (Brice BULTOT, Malik YAYA, EY) p.16 Les banques européennes, plus solides que perçu par les investisseurs (JulianMcMANUS, Janus Henderson) p.17 Et si la BCE n’allait pas plus loin dans le relèvement de ses taux ? (Guillaume DERRIEN, BNP Paribas) p.19 t Fonds & Marchés Le Luxembourg, pilier de la croissance des fonds européens (Étude PwC) p.23 Les gagnants cachés du marché baissier (Christopher DEMBIK, Pictet AM) p.26 Le private equity luxembourgeois poursuit sa croissance (AG annuelle de LPEA) p.28 t Droit & Emploi Le salaire reste décisif pour attirer les talents au Luxembourg Etude Randstad) p.36 Les boards ne cherchent plus des gestion­ naires, mais des architectes (Caroline LAMBOLEY) p.37 t IA & Tech The Digital Omnibus: what changed, what survived and what remains open (NautaDutilhAvocats) p.48 IA : où se situent les vraies opportunités d’investissement ? (Joran MAMBIR, J. Safra Sarasin) p.48 Sommaire détaillé en page 2 9HRLFQB*idgaab+[K\R Vilret & Partners Avocats www.vilret-partners.lu NEW The Proposed DAC Recast: Too Little, Too Late Entretien avec Roland GILLET, Professeur d’économie financière à la Sorbonne (Paris 1) ainsi qu’à l’ULB (Solvay) et expert reconnu au niveau international C ette interview s’inscrit dans le prolongement d’une table ronde organisée par Capital­ atWork dans ses bureaux de Leudelange le 10 juin 2026, au cours de laquelle Roland Gillet est intervenu sur le thème « L’Europe face au défi de la compétitivité : transition énergétique, ré­ industrialisation et effort de défense à la lumière du rap­ port Draghi » devant un cercle restreint d’entrepreneurs, de dirigeants et de ca­ dres de premier plan de la place luxem­ bourgeoise. Les échanges ont porté sur les grands défis économiques actuels : géopolitique, énergie, inflation, marchés financiers, compétitivité européenne, souveraineté industrielle et perspectives de croissance. Une occasion privilégiée de confronter les analyses académiques et financières aux préoccupations concrètes du monde de l’entreprise. Agefi Luxembourg (AL) : La situation interna­ tionale est très difficile à comprendre aujourd’hui, plus que jamais. Vous étiez récem­ ment l’invité du matin sur BFM TV pour com­ menter le sommet annuel de l’OTAN à Ankara qui a réuni les 32 états membres de l’Alliance. Quels étaient les enjeux et grands avancements de ce sommet ? Roland Gillet (RG) : Mark Rutte a présenté un tableau résolument optimiste de l’Alliance. Donald Trump a obtenu que les États mem­ bres s’engagent à consacrer 5 % de leur PIB à la défense pour 2035. Les membres européens et le Canada ont augmenté leurs dépenses de défense de plus de 139 milliards de dollars. Les Alliés se sont également engagés à poursuivre leur soutien à l’Ukraine avec 70 milliards d’euros d’aide militaire en 2026 et un effort au moins équivalent en 2027. Derrière ce bilan favorable, c’est Donald Trump qui est arrivé à Ankara en position de force : le timing entre les nouvelles frappes américaines contre l’Iran et le sommet de l’OTAN n’est pas un simple hasard de circonstances. Le blocage du détroit d’Ormuz est avant tout un problème asiatique et européen, parce que ces deux ré­ gions restent fortement dépendantes des impor­ tations d’énergie. Les ÉtatsUnis, grâce à leur autonomie énergétique, ne subissent qu’un effet indirect, essentiellement une hausse des prix à la pompe et un peu plus d’inflation. Trump a donc pu obtenir un soutien politique de l’OTAN à la poursuite de ses opérations militaires en Iran, même s’il continue d’affirmer, comme sou­ vent, que les opérations seront rapides. AL : Comment les Européens se positionnentils par rapport au diktat Américain ? RG : La réaction des Européens a été très posi­ tive. Les dirigeants ont affiché leur volonté de préserver l’unité de l’Alliance, y compris Pedro Sánchez, qui s’était pourtant opposé à soutenir les ÉtatsUnis dans leur conflit contre l’Iran. Suite en page 3 « Ce n’est pas l’électricité qui nous sauve, mais la manière dont nous la produisons » Key Takeaways: The PwC Business Barometer rose to 15 in July from 17 in June, signalling a modest improvement in business sentiment. Luxembourg’s nearterm outlook strength­ ened as inflation moderated, competitiveness improved, but fiscal sustainability remains a longterm concern. The Eurozone moved closer to expansion phase, but geopolitical tensions and energy­ driven inflation continue to weigh on the out­ look. Globally, diverging central bank decisions reinforced expectations that interest rates will remain elevated, prompting a repricing across financial markets. Business sentiment improves but remains subdued Read more on page 9 www.pwc.lu The Monthly PwC Barometer (FRQRPLF &RQILGHQFH LQGLFDWRU LQ FROODERUDWLRQ ZLWK $*(), /X[HPERXUJ By Oliver R. HOOR & Marie BENTLEY, ATOZ Tax Advisers* O n 24 June 2026, the Euro­ pean Commission pub­ lished a proposal to recast the Directive on administrative cooperation in taxation (“DAC”) (the “Recast Proposal”). The proposed changes mainly focus on DAC 6, which provides a mandatory disclosure regime for potentially aggressive crossborder tax planning schemes. This article provides an overview of the proposed changes and offers a critical assessment of whether they go far enough. Since 2011, the DAC framework has grown con­ siderably, expanding to encompass a variety of in­ formation exchange categories, including financial accounts (DAC2), tax rulings (DAC3), countryby­ country reporting (DAC4), crossborder arrange­ ments (DAC6), digital platforms (DAC7), cryptoassets (DAC8), and global minimum taxa­ tion (DAC9). Implementing all these reporting regimes required significant effort and cost, and maintaining them requires significant resources, as they are based on a maximalist approach that prioritises breadth over proportionality. The proposal consolidates DAC1 to DAC9 into a single instrument and introduces targeted sim­ plification measures. The stated objective is to re­ duce administrative burdens while maintaining the effectiveness of tax transparency rules. While this expansion has strengthened tax trans­ parency, it is acknowledged that it has also led to increased complexity and overlaps, high compli­ ance costs, and inconsistent application across member states. The Recast Proposal aims to address these short­ comings. Akey focus is recalibrating DAC6 to im­ prove proportionality and reduce the costs of compliance with crossborder reporting obliga­ tions. It seems that the original version of DAC6 lost sight of proportionality by imposing a broad and burdensome mandatory disclosure regime that has generated significant compliance costs with questionable added value. The Recast Proposal follows a consultation by the European Commission which, according to the Commission itself, revealed the need to simplify and clarify DAC6. This would be achieved by re­ moving reporting requirements that offer limited value to tax administrations, and by reconsidering the relevance of DAC6 in light of the implementa­ tion of Pillar 2. General architecture of the recast The Recast Proposal introduces horizontal mea­ sures to improve data quality and streamline co­ operation, including: a centralised TIN verification system and improved automated matching; enhanced access to public registers, partic­ ular beneficial ownership data; a secure digital exchange infrastructure (SDIE); broader access to “available information” across public authorities; closer alignment with global standards, notably Pillar 2 and DAC9 topup tax ex­ changes. Administrative cooperation tools are also ex­ tended, including joint audits, simultaneous con­ trols and improved feedbackmechanisms between member states. Continued on page 4

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