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Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE), qui avaient sous-estimé la forte poussée inflationniste de 2022, devraient désormais éviter de qualifier de "transitoire" toute hausse des prix liée à la guerre en Iran. Ils pourraient se limiter à un seuil d'intervention plus bas que lors des crises précédentes.
La BCE a été l'une des dernières grandes banques centrales à relever ses taux après les perturbations économiques causées par la pandémie et l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, qualifiant alors le pic d'inflation de temporaire. Elle n'avait augmenté ses taux qu'en juillet, plusieurs mois après la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque d'Angleterre (BoE). L'institut de Francfort a dû relever les coûts d'emprunt à un rythme record, la...
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