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Par Philippe LEDENT, Senior Economist, ING Belgique-Luxembourg
Avant le conflit au Moyen-Orient, le Détroit d’Ormuz voyait passer l’équivalent de 20 millions de barils par jour (de pétrole et de produits raffinés), alors que le marché mondial représente quelques 105 millions de barils par jour. Autrement dit, l’économie mondiale ne peut pas résister à une telle perte. Or, si le prix du pétrole a certes grimpé depuis le début du conflit, la hausse est restée contenue relativement au choc subi. Par le passé, des déséquilibres moins importants du marché ont entrainé des hausses bien plus importante du prix du baril. Comment l’expliquer ?
Plusieurs facteurs ont en fait permis d’éviter un scénario catastrophe jusqu’ici : tout d’abord, une partie...
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