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Par Isabelle MATEOS Y LAGO, cheffe économiste du groupe BNP Paribas
Pour quiconque né après les années 1970, l’indépendance des banques centrales peut sembler aussi solidement établie que la séparation des pouvoirs. Mais ce n’est pas le cas. Si elle n’a guère été contestée pendant ses trente premières années d’existence, elle le doit en grande partie à un environnement économique favorable. Ce temps est révolu.
Les banques centrales doivent désormais composer avec des dettes publiques colossales et une inflation alimentée par des chocs d’offre. Leur tâche est donc plus ardue. En outre, une série de décisions controversées depuis la crise financière mondiale, puis plusieurs années d’inflation supérieure à l’objectif les ont rendues plus...
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